Durant cette trêve internationale, le 11 Amiénois a donné la parole à ses rédacteurs afin de donner le souvenir qu’ils garderont de cette année 2019. Pour cette dernière partie, la parole est donnée à Cédric Quignon, Antoine Chauvin et Josué Liénard qui reviennent sur ce qui les aura marqués cette année.

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Cédric Quignon : Une page qui se tourne

Beaucoup le redoutaient, certains le réclamaient y voyant la fin d’un cycle devant se refermer au meilleur des moments, à son firmament après un second maintien dans l’élite obtenu sur le fil. Que l’on soit dans l’un ou l’autre camp, le départ de Christophe Pélissier et de ses loyaux acolytes – Jean-Marie Stéphanopoli et Olivier Lagarde – fut sans nul doute l’un des moments les plus marquants de l’année 2019 et il est le mien. Ce chef-d’œuvre en quatre tomes s’est donc refermé en catimini, sans tambour ni trompette.

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Point de statue, pas de communion avec les supporters, pas d’hommage en grande pompe, le football n’a parfois pas de mémoire et il sait souvent se montrer cruel. Oui, rien ne doit être au-dessus de l’institution ASC qui va sans nul doute poursuivre son expansion avec Luka Elsner qui a déjà en partie répondu aux sceptiques. Mais il est des séparations qui sont plus dures à vivre que d’autres. Dans le microcosme du sport professionnel, les histoires d’amour – comme dans la vraie vie – finissent souvent mal en général. Celle-ci, malgré l’absence, va longtemps perdurer dans mon cœur comme dans ceux de tous les supporters amiénois avec un œil curieux et bienveillant sur la suite du parcours de la bande à Peloche.

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Antoine Chauvin : Amiens – Lille, une première réussie

Une première très attendue ! Le 17 août dernier, Luka Elsner foulait en effet pour la première fois la pelouse du Stade Crédit Agricole la Licorne en match officiel. Le tout face au voisin lillois, pour un derby toujours disputé depuis l’arrivée en Ligue 1 du club samarien. Le public picard, après des semaines d’attente et de discussions autour du successeur de Christophe Pélissier, allait enfin commencer une nouvelle aventure avec ce coach. Bernard Joannin souhaitait que les valeurs de combat et de cœur du club perdurent après ce changement, et il aura pu attester de cette réussite dès le premier match à domicile.

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Effectivement, cet ASC – LOSC aura été très semblable à ce que l’on avait vu lors des deux dernières saisons : un match plutôt fermé, avec beaucoup d’intensité physique, et une équipe qui s’en sort grâce à une union perceptible entre ses joueurs. Un carton rouge et un but sur contre, validé grâce à la VAR, et c’est à peu près tout. Mais l’essentiel était ailleurs, car ce match a permis de lancer cette première saison post-Pélissier, avec une victoire contre des Dogues vaillants mais incapables de percer une défense amiénoise en pleine construction.

Josué Liénard : Une dernière sous haute tension

Si je devais ne retenir qu’un seul moment en 2019, ce serait ce match joué le 24 mai dans le cadre de la 38e et dernière journée de championnat de Ligue 1 Conforama. Un match plus que décisif. Un match qu’on aurait aimé ne jamais devoir jouer. Le match de la peur. Durant les semaines qui avaient précédé, l’attaque amiénoise s’était montrée peu efficace à domicile face à Strasbourg et Toulouse, des équipes qui étaient venues pour ne pas encaisser de but. Et les matchs s’étaient terminés sur des scores nuls et vierges peu enthousiasmants. Au classement après la 37e journée, le barragiste Caen pointait à 2 longueurs derrière et avait une meilleure différence de buts. Seule une victoire permettait donc d’obtenir le maintien à coup sûr. Amiens n’avait pas le choix : l’emporter à tout prix. Autour de ce match, il y avait eu un véritable engouement.

Les réseaux sociaux étaient pleins de messages pour encourager l’équipe. Dans la ville on sentait une certaine ferveur. Le club communiquait pour obtenir le soutien des supporters. Et ceux-ci s’étaient organisés pour faire monter la pression. Ils étaient ainsi arrivés au stade avant les joueurs pour les accueillir avec des chants et des fumigènes. Certains avaient même suivi le kop TNA depuis le centre-ville jusqu’au stade. Ce match était ainsi le point culminant de cette union sacrée, décrétée en février pour aider le club à se maintenir une nouvelle fois dans l’élite. La suite, vous la connaissez. L’Amiens SC avait logiquement battu un EA Guingamp (2-1) déjà condamné à l’étage inférieur.

Après le match, tout le monde pouvait savourer ce maintien et communier : les supporters sur la pelouse faisaient face aux joueurs, au staff et aux dirigeants dans la tribune officielle. L’occasion de se remercier mutuellement et de dire au revoir à ceux qui allaient continuer à faire leur métier à l’étranger et ailleurs en France. Souhaitons que l’on puisse vivre encore de tels moments en cette fin de saison.

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