Dépité après la défaite de l’Amiens SC à Brest, Alexis Blin se voulait néanmoins optimiste au regard du contenu proposé par les Amiénois en Bretagne, même si la solution devient toujours plus inquiétante. Entretien. 

Comment analysez-vous cette défaite ?

C’est une grosse déception parce que je ne suis pas sûr que ce soit mérité sur l’ensemble du match. En termes d’intensité, d’envie de bien faire, d’investissement de la part de toute l’équipe, il n’y a pas grand-chose à dire. On les a mis en difficulté, surtout en deuxième période, où l’on était plus proches les uns des autres, plus intenses dans les duels, mais on se tire un peu une balle dans le pied.

Avec cette perte de balle de Diabaté qui coûte cher…

Evidemment ! Ça peut arriver à tout le monde mais elle fait quand même mal, à ce moment du match. Après, comment faire pour faire en sorte que ces choses ne nous arrivent plus mais arrivent aux adversaires ? Telle est la question. J’ai pour habitude de voir le bon côté des choses et on a quand même retrouvé une équipe digne de ce nom. Si on s’appuie sur ce que l’on met en termes d’intensité et d’envie de bien faire, on peut vraiment espérer battre Toulouse.

Mais même en étant convaincants, entreprenants, ça coince toujours…

C’est ce qui est horrible. Si vous m’aviez dit à certains matches que l’on n’avait pas tout fait pour l’emporter, je vous aurais cru volontiers, mais ce soir, ce n’est pas le cas. On a tous couru, on a essayé de les embêter, de se créer des occasions, on s’en est créé mais l’efficacité dans les deux surfaces a été brestoise. C’est vraiment dommage.

Est-ce que ce n’est pas décourageant, aujourd’hui ?

Ce serait décourageant si on était à deux journées de la fin et que l’on était condamnés. Là, je baisserais les bras et je serais négatif. Aujourd’hui, on n’est pas largués, il y a encore beaucoup de matches à jouer et celui qui ne veut pas y croire n’a rien à faire dans le monde du foot. Je ne me permets pas de baisser les armes, le groupe non plus. Il y a des équipes qui sont dans notre situation chaque saison et qui s’en sortent. Avec Toulouse, il y a quelques années, on avait vingt-deux points après vingt-huit journées. Qui aurait cru que l’on allait se maintenir ? Il n’y a que nous qui avons cru en nous et au final, on l’a fait. Il nous reste beaucoup de match, plus qu’avec Toulouse, et j’ai envie de croire à cette équipe. J’ai envie de lever la tête parce que je sais que tout le monde essaye de bien faire. Quand ça ne tourne pas, ce n’est pas évident, il y a plus de nervosité, ça tremble un peu plus, mais sur ce que l’on a montré ce soir en termes d’intensité et d’envie de gagner, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?

Avez-vous ressenti de l’abattement après cette nouvelle défaite ?

Non, il n’y en avait pas. Evidemment, quand on rentre dans le vestiaire, tout le monde baisse la tête, mais tout le monde a aussi envie de la lever parce que les ingrédients mis dans ce match sont quand même là. C’est à chaud que je dis ça aussi. Le ressenti que j’ai sur le terrain n’est peut-être pas le vôtre, mais si on baisse les armes, ça ne sert à rien ! On n’est pas largués, on est barragistes ce soir encore et le barragiste peut se maintenir ! C’est un fait. Sur les dernières années, la plupart du temps, les barragistes se sont maintenus. Si on ne croit pas en notre chance maintenant, ce serait invraisemblable. Il faut quand même avoir conscience de la chose, on est en difficulté mais on n’est pas résignés pour autant.

Propos recueillis par notre envoyé spécial Romain PECHON à Brest

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