Amiens SC

Conscient de l’importance du match à venir, face à Toulouse, la lanterne rouge du championnat, Alexis Blin ne s’imagine pas une autre finalité qu’une victoire pour ainsi mettre fin à l’hémorragie et ainsi éviter de s’enfoncer dans la crise à l’entame d’un mois de février de tous les dangers. Entretien.

Alexis Blin, votre situation est-elle décourageante aujourd’hui ?

Ce serait décourageant si on était à deux journées de la fin et que l’on était condamnés. Là, je baisserais les bras et je serais négatif. Aujourd’hui, on n’est pas largués, il y a encore beaucoup de matches à jouer et celui qui ne veut pas y croire n’a rien à faire dans le monde du foot. Je ne me permets pas de baisser les armes, le groupe non plus. Il y a des équipes qui sont dans notre situation chaque saison et qui s’en sortent. Avec Toulouse, il y a quelques années, on avait vingt-deux points après vingt-huit journées. Qui aurait cru que l’on allait se maintenir ? Il n’y a que nous qui avons cru en nous et au final, on l’a fait. Il nous reste beaucoup de matchs, plus qu’avec Toulouse, et j’ai envie de croire en cette équipe. J’ai envie de lever la tête parce que je sais que tout le monde essaye de bien faire. Quand ça ne tourne pas, ce n’est pas évident, il y a plus de nervosité, ça tremble un peu plus, mais sur ce que l’on a montré en termes d’intensité et d’envie de gagner, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?

Il y a un match terrible qui vous attend justement contre votre ancienne équipe de Toulouse…

Oui, ce sera un match couperet mais ce sera aussi le début d’une longue série de matches. Il faut prendre les trois points. Je n’ai pas envie de dire autre chose. Il n’y a pas d’autre issue possible pour ce match. Je sais que si on met les ingrédients que l’on a mis récemment, avec le public qui poussera en notre faveur, la réussite qui tournera, parce que je suis sûr qu’elle le fera, on peut battre Toulouse.

Il faut d’autant plus le gagner que la suite fait peur…

Certes on a un calendrier difficile mais il n’y a aucune équipe imbattable dans ce championnat à part peut-être Paris qui est vraiment dur à jouer, même si à l’extérieur ils peuvent être amenés à être en difficulté. On a battu Marseille et Lille à domicile, on va recevoir Monaco, pourquoi pas les battre ? Si on retrouve cet allant qui faisait notre jeu en début de saison, si on retrouve l’efficacité qui était la nôtre, avec l’intensité que l’on a mis à Brest, je pense qu’on peut battre beaucoup d’équipes. C’est facile à dire après avoir perdu, en étant dans le dur comme ça mais j’essaye de voir le bon côté des choses dans ces moments-là.

Propos recueillis par Romain PECHON

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