Sur la pelouse de Monaco, l’Amiens SC a concédé une quatrième large défaite d’affilée (3-0). Si la situation s’avère compliquée, Alexis Blin se veut positif pour la suite de la saison et croit en les capacités des Amiénois.

Alexis Blin, l’addition est encore corsée…

Je ne sais pas comment dire. Peut-être sévère parce qu’en première mi-temps, Monaco n’a rien. On se prend deux coups de pied arrêtés qui font mal. On se prend un troisième but qui scelle le match mais ils arrivent sur des intervalles trop rapides. On s’est dit calmement les choses dans le vestiaire, on s’est parlé entre quatre yeux, je pense que ça va nous faire du bien et qu’on avait besoin de ça. Il faut qu’on aille tous dans le même sens et si on n’est pas d’accord sur certains points, il faut le dire. On va repartir de l’avant. Je crois fort en cette équipe et ça va le faire.

Même si c’est compliqué en ce moment, avec quatorze buts encaissés en quatre matches…

On ne baisse pas la tête mais le premier but met un coup au moral. On était venus pour se rassurer défensivement, ce que l’on a plutôt bien fait en première mi-temps. On a eu quelques contres à exploiter, une grosse occasion pour Gaël (Kakuta) en début de seconde mais ça ne tourne pas en notre faveur. Il y a ce but sur coup de pied arrêté qui vient de nulle part, la balle me rebondit sur la cuisse et c’est compliqué à défendre dans ces moments-là. Wissam (Ben Yedder) met un superbe but mais c’est difficile à accepter. On sait qu’on est dans le dur, il n’y a pas de secrets mais il reste beaucoup de matches, on a confiance en nous. Je sais qu’on a aussi fait des bonnes choses depuis le début de saison. Il faut arriver à positiver, à voir le bon côté des choses, à savoir que dans une semaine il y a un match qui peut nous permettre de rebondir mais c’est clair que ça fait mal aux têtes.

On a l’impression que tout s’écroule dès que vous prenez un but…

Ce soir, on défend beaucoup en première mi-temps, on arrive à tenir la baraque, on concède très peu d’occasions et prendre ce but sur coup de pied arrêté a mis un coup au moral. Je suis d’accord pour dire que ça ne doit pas nous abattre mais ça tue un petit peu le travail effectué en amont. Ce match-là, il va falloir encore le balayer même si les lendemains sont durs ! C’est plus facile de passer un dimanche avec une victoire la veille plutôt qu’une défaite. On reste des hommes, on fait face à nos responsabilités et on a hâte d’affronter Dijon.

Le point positif est que vous n’êtes toujours pas relégables…

Je pense qu’on ne mérite pas de l’être non plus sur tout ce que l’on a fait depuis le début de saison. On peut gagner à Saint-Etienne et à Nîmes et ça n’aurait pas été volé. On peut avoir quatre ou cinq points de plus et on se dirait que c’est une période plus difficile. On a seize points, on n’est pas largués non plus. On est dans une période difficile mais Lyon et Marseille en ont connu une aussi et ils se sont relevés. Je peux vous en citer un nombre incalculable d’équipes qui ont été en difficulté cette saison, Saint-Etienne notamment. C’est notre moment maintenant. Soit on se morfond, on se laisse abattre et ça continue d’empirer, soit on fait comme on a fait dans le vestiaire en se parlant entre quatre yeux, on se dit les choses en tout bien tout honneur parce qu’il n’y avait pas d’énervement mais du calme. Des choses ont été dites et c’est important de savoir où on va. Maintenant, je pense que l’on sait où on va.

Même si vous dîtes qu’il n’y a pas eu d’énervement, on a senti votre coach un peu plus « chaud »…

Il nous a laissés parler entre nous. C’est normal qu’il soit énervé, on l’était aussi sur le terrain, moi le premier ! J’avais envie de prendre un jaune par effet de révolte. Ça atteint tout le monde. Il ne faut pas croire que l’on rentre aux vestiaires, on prend notre sandwich tranquillement en prenant 3-0. Bien sûr que non on n’est pas dans cet état d’esprit, ce serait fou ! On est tous très déçus, affectés, mais en même temps on est à la dix-septième journée, on a un match en moins, on n’est pas largués ! Il faut juste arriver à trouver les solutions.

Ce n’est donc pas la crise ?

Non ! L’année dernière, on avait le même nombre de points au même stade de la saison, il me semble, et on n’a jamais dit que c’était la crise ! On s’est toujours serrés les coudes, on a toujours pu compter sur le soutien du staff, de la direction et des supporters. Si on dit que c’est la crise maintenant… On est une équipe bâtie pour se maintenir, c’est la vérité et c’est la loi du foot aussi. Il faut faire face. C’est vrai que ce n’est pas évident.

Propos recueillis par notre envoyé spécial Romain PECHON à Monaco

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