Alexis Blin : « Besoin d’un nouveau souffle »

Prêté par Toulouse à l’Amiens SC, Alexis Blin a été présenté à la presse, ce jeudi midi. L’occasion pour le milieu de terrain de 21 ans de revenir sur sa situation à Toulouse et les raisons qui l’ont poussé à choisir Amiens, un club qui l’avait impressionné la saison dernière.

Son profil 

« Je suis un milieu défensif, capable de colmater les brèches, de récupérer le ballon et de jouer simple à la récupération pour mettre en valeur les autres milieux à mes côtés. Je suis un travailleur de l’ombre et je suis venu à Amiens pour apporter ce que je sais faire. Le sport de haut niveau se résume beaucoup aux statistiques, le nombre de buts marqués et de passes décisives. Il faut des joueurs comme ça mais il faut aussi des joueurs qui arrivent à maintenir un équilibre. Modestement, je pense faire partie de ce type de joueur. Je me sens prêt et j’ai hâte de pouvoir m’exprimer. »

Sa situation à Toulouse

« Ils m’ont signifié en début de préparation qu’il y aurait beaucoup de recrues. Les dirigeants voulaient lancer un nouveau cycle après les saisons compliquées que l’on a connues. C’est un choix qu’il fallait accepter, c’est la vie d’un sportif de se remettre en question et de savoir rebondir. Quand une entreprise ne marche pas ou moins bien, il faut changer des choses. Toulouse a estimé qu’il fallait changer une partie de son effectif. Je tiens à rappeler que je n’étais pas le seul dans cette situation. A Toulouse, j’étais moins considéré mais j’avais aussi l’envie de voir autre chose. Quand on joue le maintien trois saisons de suite, à un moment donné, on a besoin d’un nouveau souffle. Les deux parties se sont donc entendues sur un départ. Cela s’est finalement fait en tant que joker après le mercato. »

Ses sollicitations au mercato

« J’ai eu quelques touches mais je suis resté à Toulouse à l’issue du mercato. C’était une déception car je savais que ce serait fermé pour moi à Toulouse. Lens avait montré son intérêt, c’était flatteur car ça reste un beau club mais mon objectif était de rester en Ligue 1. J’ai fait trois saisons en Ligue 1, j’ai fait 80 matches, je suis jeune et j’avais encore envie de goûter au haut niveau. Il y avait aussi la possibilité de partir à l’étranger mais rester en Ligue 1 était une priorité. Quand le coach (ndlr : Christophe Pélissier) m’a appelé, je n’ai pas hésité. Le choix de venir à Amiens s’est fait naturellement. »

Ses rapports avec Christophe Pélissier

Je l’avais fréquenté durant quelques mois quand il était venu entraîner au centre de formation à Toulouse (ndlr : dans le cadre de la validation de son diplôme). Le contact était bien passé, je connais bien son staff, tout va donc pour le mieux. »

Son expérience de la Ligue 1

« Il faut reconnaître qu’à Toulouse les jeunes joueurs étaient mis en valeur. On a connu des saisons compliquées, il a fallu lutter mais le club est resté en Ligue 1. Savoir lutter pour le maintien, s’accrocher et sortir des matches difficiles la tête haute, ça fait partie de mon expérience. Je suis donc prêt à apporter ma pierre à l’édifice et on verra ce qui va se passer prochainement. »

Son regard sur Amiens

« L’an dernier, c’était une équipe compliquée à jouer, bien organisée, qui va vite et qui était tueuse. Ils ont des joueurs qui se sont révélés, Kakuta s’est relancé et a fait une super saison. Il y avait beaucoup de bons joueurs, ils ont terminé treizième et il y a eu du bon boulot de fait. Il faut s’appuyer sur ça pour faire une saison similaire cette année. Aujourd’hui, il y a une bonne qualité d’effectif. Il va me falloir encore quelques jours pour bien connaître mes coéquipiers et savoir comment ils fonctionnent. En tout cas, il y a beaucoup de bons joueurs et l’équipe reste sur deux résultats positifs. Il faut enchaîner cette série. »

Sa condition physique

« Je me sens bien. C’est vrai que je n’ai pas pu disputer les premiers matches de la saison avec Toulouse. Peut-être que j’ai moins de rythme mais j’ai bien approfondi ma préparation avec le préparateur physique de Toulouse. Je me sens prêt à jouer. »

Propos recueillis par Romain PECHON

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