Alexis Blin : « Il y a quand même une forme d’injustice »

Fautif sur l’action amenant le premier but parisien, Alexis Blin ne décolérait pas en zone mixte. Persuadé d’avoir touché le ballon de la poitrine dans un premier temps, le milieu de terrain de l’Amiens SC dénonçait le manque de pédagogie du corps arbitral. 

Vous êtes au cœur de cette action qui fait basculer le match, que se passe-t-il ?

Je ne sais pas si les arbitres ont déjà joué au football ! Sur le coup, je tacle et je ne peux pas le faire les bras collés derrière le corps. Je la prends d’abord de la poitrine, sûr et certain, je ne suis pas fou, peut-être qu’après elle touche le bras. L’arbitre siffle penalty, c’est plus facile de le faire dans ces cas là que l’inverse. Je suis très déçu parce que jusqu’à ce penalty, on était très solide. On aurait même pu marquer avant la mi-temps.

Ce penalty semble encore susciter beaucoup de colère…

Bien sûr ! Au-delà du penalty, c’est l’absence de dialogue qui pose souci. On dit que les joueurs sont chiants (sic) mais on aimerait bien pouvoir échanger avec eux, leur demander leur ressenti. Sur le coup, c’est impossible de le faire. Il fait appel à la VAR et l’avis est donné en cinq secondes. Il faut beaucoup plus de temps pour d’autres équipes. Je suis très frustré car si je dois défendre les mains dans le dos, ça va donner du spectacle aux gens mais ce n’est pas comme ça que je vois le football.

À vos yeux, la décision a été prise trop rapidement ?

Après avoir eu plusieurs avis, on me dit encore que c’est très litigieux. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais si ça l’est pour beaucoup de personnes, ça doit aussi l’être pour l’arbitre. Or, il prend cinq secondes pour vérifier, il y a quand même une forme d’injustice selon moi. C’est compliqué pour nous mais on va se servir de ça.

C’est dur de perdre 3-0 après avoir offert une telle résistance…

C’est très frustrant. Ce fait de jeu permet au PSG de mener 1-0. Derrière, tu es partagé entre continuer à défendre bloc bas pour pas encaisser de but ou bien aller un peu plus les chercher. On prend le rouge qui fait qu’on joue à dix, ça devient donc un peu plus facile pour Paris. C’est bien évidemment la meilleure équipe du championnat, il n’y a rien à redire là-dessus, ils ont des joueurs hors-normes. Maintenant, on aurait bien aimé rivaliser avec nos armes sur un match. C’est ce qu’on voulait faire, on a pu le faire pendant une heure.

R.P. (avec France Bleu Picardie)

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