Alexis Blin

Entré à la 81è minute de jeu alors que son équipe avait déjà presque abdiqué, Alexis Blin n’aura pas vraiment pesé sur une rencontre que le PSG a mené d’une main de fer et sans trop forcer (5-0). 

Alexis, vous êtes rentré à un moment où c’était déjà trop tard…

Oui, quand je suis rentré le sort était scellé. Après, ce n’était pas pour autant qu’on pouvait se relâcher et arrêter de faire des efforts, même si l’on a pu voir que chaque fois que le PSG jouait à domicile, c’était une victoire par deux buts d’écart minimum. Dans ces moments-là, il faut être solidaire et s’accrocher, et essayer de prendre le moins de buts possible, parce que mine de rien ça peut compter aussi pour la différence de buts. Malheureusement, on en prend 5 ce soir, c’est vrai que ça va vite devant chez eux… Il faut gommer ces petits manques d’attention pour pouvoir remporter ce match contre Nantes, qui sera très important.

Vous craquez sur les 10 dernières minutes…

Le problème, contre le PSG, c’est que c’est un rouleau compresseur qui arrive à faire s’épuiser l’équipe adverse à un moment donné. Défendre pendant 50 minutes c’est possible et encore, là, ils ont mis deux buts sur coup de pied arrêté, ce qu’on aurait pu éviter. Mais une fois qu’on dépasse la 60ème minute, il y a des espaces qui se créent, il y a plus de fatigue. C’est là que les joueurs font la différence, parce que lorsqu’ils ont le ballon, ils font beaucoup moins d’effort que ceux qui courent après. C’est un résultat bien sûr logique parce qu’ils ont eu plus de situations. On va tout faire pour taper Nantes la semaine prochaine. Ça sera un match très important pour nous.

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Il faudra d’abord se relever d’une défaite 5-0, ce n’est pas la même chose qu’un 2-0…

Oui, il faut s’en relever bien sûr. Après, comme le dit l’adage, « il vaut mieux perdre une fois 5-0 que cinq fois 1-0 »… On va voir le « bon côté des choses », mettre ce match de côté, et repartir de plus belle la semaine prochaine.

Ça pourrait quand même laisser des traces ?

C’est un match où tout le monde sait que les chances sont minimes quand on vient jouer au Parc. Il faut toujours jouer à fond, ils ne vont pas faire 38 victoires sur 38 matches, même s’ils sont partis pour faire fort. Il faut jouer sa chance à fond et quand le PSG sera dans un moins bon jour, espérer que ça tourne en leur défaveur. Malheureusement, ce soir, ça ne s’est pas passé pour nous.

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Les coups de pied arrêtés sont l’une des forces du PSG, surtout au premier poteau. Comment vous expliquez la naïveté de l’équipe qui se fait piéger deux fois ?

Personnellement je suis sur le banc et loin de l’action, ce n’est pas facile de l’expliquer à chaud. Évidemment, il faut déjà essayer de bloquer les courses des attaquants. Si l’on est statique et qu’eux arrivent lancés, Di Maria met la balle où il veut, et c’est souvent la zone qu’il vise. Il y a ensuite des joueurs comme Marquinhos ou Cavani qui coupent les trajectoires. Ça nous est arrivé deux fois, et ça ne devrait pas nous arriver, surtout que nous étions bien en place en dehors de ces buts. Ce sont des erreurs qu’il va falloir gommer, parce que prendre un but sur coup de pied arrêté tous les week-ends, ça ne passera pas.

Vous manquez d’agressivité défensivement ?

Non, c’est une question de communication, de concentration, et aussi un peu de malice. Quand je suis monté, je voulais bloquer Marquinhos, et il dit à Kerher que si je le bloque, il doit attaquer le ballon en diagonale. C’est la communication qui fait qu’eux sont plus à l’aise dans ce genre de situation, des attaquants qui bloquent les courses. On ne le voit peut-être moins bien à la télévision, mais il y a beaucoup de bloc dans les attaques et les coups de pied arrêté. Il faut savoir gérer ça, et avoir un peu de malice.

Propos recueillis par Romain PECHON (avec Q.P.)

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