Omnipotent dans le processus décisionnel de l’Amiens SC, John Williams est aujourd’hui en situation d’échec. Outre un recrutement d’été majoritairement raté, l’entraîneur qu’il a lui-même choisi est également en difficulté. De quoi faire grincer certaines dents en interne, tandis que son avenir pourrait s’écrire loin de la Picardie. 

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Luka Elsner, un « poulain » en sursis 

Dans le conflit permanent opposant Christophe Pélissier à John Williams, Bernard Joannin a finalement tranché en faveur de son directeur sportif. En proposant une prolongation de contrat assortie d’une clause de performance inatteignable (ndlr : à savoir un top 10 pour activer la deuxième année de contrat), le président de l’Amiens SC a tout simplement poussé vers la sortie l’homme qui a amené en Ligue 1 le club picard. De quoi faire place nette à John Williams, désormais installé à Amiens avec un champ d’action illimité.

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Et si Bernard Joannin était à l’origine de la venue de Christophe Pélissier en décembre 2014, c’est bel et bien John Williams qui a choisi Luka Elsner, repéré lors d’un voyage en Belgique pour superviser Percy Tau. Inexpérimenté mais séduisant lors des premiers échanges, le Franco-slovène n’a pas tout de suite fait l’unanimité en interne, d’où le temps de réflexion pris avant sa nomination effective à la mi-juin. Quoi qu’il en soit, ce choix a acté la totale prise de pouvoir de John Williams dans le domaine sportif.

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Or, après des débuts encourageants, Luka Elsner est aujourd’hui à la peine. Sans victoire en championnat depuis bientôt trois mois, le jeune technicien ne cesse de tâtonner sans jamais trouver de solutions concrètes. De quoi susciter de sérieux doutes chez une bonne partie des actionnaires mais également au sein du vestiaire. En sursis, une nouvelle contre-performance contre Toulouse pourrait bien précipiter son limogeage avec effet immédiat.

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Un mercato qui pose question

Si un mercato ne peut jamais être réussi dans sa totalité, le dernier en date laisse particulièrement songeur du côté de l’Amiens SC. Outre un come-back assez mitigé de Gaël Kakuta, la majorité des nouveaux joueurs ne donnent pas satisfaction. Auteur d’une grossière faute à Brest, coûtant un précieux point à son équipe, Fousseni Diabaté est pour le moins exaspérant, à l’exception de quelques flashs beaucoup trop intermittents. Dans la même veine, Chadrac Akolo a démarré fort avant de totalement s’éteindre. Un joueur pour lequel Amiens est engagé sur le long terme avec une option d’achat quasi automatique.



En défense, Haitam Aleesami est clairement à la peine, tandis qu’Arturo Calabresi affiche certaines limites malgré une bonne volonté. Arrivé pour pallier la longue absence de Prince Gouano, Aurélien Chedjou ne surnage pas au sein d’une défense trop souvent transpercée. Enfin, Christophe Jallet est dans la lignée de ses trois dernières saisons, à savoir freiné par des pépins musculaires à répétition. Finalement, seuls Alexis Blin et Serhou Guirassy, prêté la saison dernière et définitivement transféré cet été, font clairement l’unanimité. Même Eddy Gnahoré, pourtant très intéressant à son arrivée, a fini par perdre le fil.

Ainsi, l’Amiens SC a abordé ce mercato d’hiver avec une sérieuse urgence de renforcer. Pourtant, aucune arrivée n’est encore actée à l’entame de cette dernière semaine de mouvements. Dans le même temps, John Williams s’active pour trouver des portes de sortie à certains joueurs (Mendoza, Guirassy, Gnahoré, Lefort, Konaté…). Une attitude qui peut surprendre au regard de la situation sportive du club, barragiste depuis un mois, mais qui s’explique par une certaine réalité financière. Néanmoins, l’inquiétude commence à gagner certains dirigeants, qui attendent même au tournant leur directeur sportif en cas de nouveaux échecs dans le money-time.

C’est donc dans un certain climat de tension que l’Amiens SC traverse ce décisif mois de janvier. Aux manettes, John Williams est contesté par une partie des actionnaires mais toujours soutenu par Bernard Joannin. Ainsi, le limogeage de Luka Elsner, en cas de nouvelle défaite contre Toulouse, pourrait servir de fusible pour calmer les ardeurs de certains opposants. En attendant, l’ancien agent oeuvre plus que jamais en coulisses alors que les rumeurs de départ en cas de descente en fin de saison ne cessent de s’amplifier. Tâchons que, d’ici là, il soit parvenu à maintenir Amiens en Ligue 1.

Romain PECHON

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Nono
Nono
8 mois il y a

Mr Pelissier est leader de ligue 2 et c est le present……

Libertedexpression
Libertedexpression
8 mois il y a

Arreter de vivre dans le.passe….

Nono
Nono
8 mois il y a

CHRISTOPHE PELISSIER AU SECOURS

Thierry
Thierry
8 mois il y a

Oui la situation est plus claire il a fallut attendre 6 mois pour voir cornette titulaire

Stef
Stef
8 mois il y a

Lynchage médiatique de pseudos journalistes soi disant supporters de l’ASC mais en réalité pro Pélissier qui ne cherchent qu’à mettre de l’huile sur le feu alors que la situation comptable n’est pas pire que l’année dernière à la même époque. Alors supporter votre équipe et arrêtez de faire de la presse People à 2 balles, ici ou dans la Tribune le lundi soir.

Raph
Raph
8 mois il y a
Reply to  Stef

J’avoue être d’accord avec vous. On a l’impression que les héros d’hier deviennent les boucs émissaires d’aujourd’hui. Williams a mené l’ASC en ligue 1, avec un super Pélissier, malgré une équipe soi disant composée de chèvres. Aujourd’hui tous les maux de la planète lui sont reprochés alors que l’ASC n’a jamais possédé pareil effectif, avec des plus-values possibles à la vente sur la majorité des joueurs.
N’oublions pas les cartons rouges, les blessures, la suspension hasardeuse de Ghoddos les virus et compagnie qui sont les vraies causes du classement.

Arrêtons de s’en prendre aux personnes, c’est absolument ridicule.

Ok, Elsner est exaspérant parce qu’il passe du coq à l’âne sans arrêt dans sa tactique et ses compos, mais franchement ce n’est pas lui la cause fondamentale de la 18e place, non plus Williams.
Pour finir vous croyez quoi, qu’Amiens, ce tout petit club, va du jour au lendemain devenir une machine de guerre avec un effectif à 200millions d’euros en trois mercatos, quand on sait à quel point il est difficile d’attirer les bons joueurs aujourd’hui vu la concurrence, sans compter que la ligue 1 n’est qu’en plus le 5e ou 6e championnat européen.
Je persiste à dire que c’est un miracle d’avoir l’effectif qu’on a, il suffirait juste un peu de régularité, moins d’aléas du type blessure etc…
Allez Amiens ! Stop la soupe à la grimace, soyons positifs.

Libertedexpression
Libertedexpression
8 mois il y a

Enfin la situation est plus clair désormais