Amiens SC : Le plan de jeu a rapidement volé en éclats

Il aura suffi de trente minutes de jeu pour qu’Amiens concède sa seizième défaite de la saison, face à Marseille, samedi. La résultante d’un plan de jeu qui n’a pas longtemps fait illusion. Décryptage. 

Pieters pour bloquer Thauvin, Krafth lui ouvre la marque

Tout le monde se demandait si Christophe Pélissier allait renouveler le 442 ambitieux aligné contre Caen, la semaine passée. Finalement, le technicien amiénois avait opté pour un dispositif hybride face à l’Olympique de Marseille, samedi soir. Si le duo Guirrassy-Konaté était reconduit, Erik Pieters suppléait Saman Ghoddos dans le couloir gauche dans l’optique de bloquer Florian Thauvin. « À l’aller, on s’était fait punir sur ce côté-là. Thauvin avait mis un triplé et on avait été beaucoup ballotté, se remémore Pélissier. On avait donc cette volonté de fermer un peu le couloir et d’amener un peu plus haut Erik avec sa qualité de centre pour nos deux attaquants. » 

Et si la deuxième partie du plan a globalement fonctionné, Erik Pieters étant même à l’origine des meilleures situations picardes en première période, cela n’a pas empêché Florian Thauvin de faire la différence. De l’autre côté, en fin de compte, « en profitant de l’espace ouvert par Krafth« , coupable d’une perte de balle interdite dans le rond central, « déséquilibrant l’ensemble de l’équipe » et permettant au champion du monde de conclure en toute tranquillité une remontée de balle rapide initiée par la bonne intervention  Boubacar Kamara et relayée par Maxime Lopez et Mario Balotelli.

Cinq minutes plus tard, l’ancien attaquant de Nice profitait d’une nouvelle saute de concentration de l’arrière-garde picarde pour doubler la mise. « On peut mettre des choses en place mais il y a toujours la réalité du terrain qui nous rattrape », confie avec résignation Christophe Pélissier à chaud. Et même si Moussa Konaté se procurait deux situations franches en tout début de seconde période, Amiens ne faisait guère douter son adversaire. Et ce n’est pas l’entrée en jeu de Saman Ghoddos à l’heure de jeu qui changeait quoi que ce soit. « Il a fait une très mauvaise entrée, peste son entraîneur. On fait des choix mais la performance du joueur ne nous donne pas raison. »

Que ce soit à propos de ses choix initiaux ou ses remplacements en cours de match, Christophe Pélissier n’avait vraisemblablement pas tapé dans le mille cette fois-ci.

Romain PECHON

Laisser un commentaire