Confirmé à la tête de la cellule de recrutement de l’ASC, poste qu’il occupe depuis janvier 2015, John Williams a été à l’origine de transferts qui ont permis de passer un cap sportif et d’autres qui ont contribué à remplir les caisses du clubs. Découvrez les bonnes pioches du monsieur recrutement à travers cinq transferts.

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Thomas Monconduit, le symbole

Capitaine de l’épopée des Braqueurs, Thomas Monconduit est arrivé au club en 2015, après plusieurs mois au chômage. Après une première partie de saison en dents de scie, ponctuée par la perte de son père, le milieu de terrain a terminé l’exercice 2015/2016 sur les chapeaux de roues, contribuant fortement à la série d’invincibilité propulsant le club en Ligue 2. Capitaine et cadre de Christophe Pélissier la saison suivante, il est à l’origine du but d’Emmanuel Bourgaud, propulsant le club en Ligue 1 pour la première fois de son histoire.

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Depuis l’arrivée en Ligue 1, Thomas Monconduit a tenu son rang, restant un joueur très utilisé par ses différents entraîneurs (Pelissier et Elsner). Capitaine au début de l’aventure, il a souhaité rendre son brassard au milieu de la première saison, ne souhaitant plus supporter ce poids. Plus en retrait cette année, il apparaît en fin de cycle, à la recherche d’un nouveau défi. A moins d’une surprise, il devrait donc quitter le club cet été. Reste à savoir la plus-value qui sera réalisée par les dirigeants amiénois.

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Aboubakar Kamara, le pari gagnant

Arrivé au cours de saison 2015/2016, Aboubakar Kamara est alors un joueur pétri de talents, en situation d’échec en Belgique et qui a besoin d’être relancé. Doublure de Jonathan Tinhan dans un premier temps, il termine finalement la saison aux côtés du meilleur buteur du club. Et c’est finalement la saison suivante, en Ligue 2, qu’il va pleinement s’épanouir. Après avoir rapidement pris le dessus sur son partenaire, qui finira par quitter le club au mercato d’hiver, Aboubakar Kamara représente une menace offensive difficile à contrôler. Solide dans les duels, rapide et puissant, l’attaquant en fait voir de toutes les couleurs aux défenses de Ligue 2.

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Avec neuf buts au compteur, freiné dans son élan par une suspension suite à un geste inapproprié dans le prolifique Amiens-Strasbourg, Aboubakar Kamara quitte le club à l’issue de sa première saison complète pour une indemnité de transfert estimée à cinq millions d’euros. Une plus-value énorme pour l’ASC qui avait récupéré le joueur sans débourser le moindre centime vingt moins auparavant. Un transfert qui incarne parfaitement la politique de recrutement du club, avec un joueur qui a apporté sur le terrain et qui a rapporté en dehors.

Guessouma Fofana, la promesse inachevée

Issue de la glorieuse cuvée de recrutement de 2015, Guessouma Fofana a été l’une des très bonnes surprises de John Williams. En concurrence avec Joachim Eickmayer, pour lequel Christophe Pelissier avait beaucoup d’estime, l’actuel joueur du Mans a réussi à gagner sa place au fil de la saison. Disposant d’un gros volume de jeu, il incarne alors ce joueur capable de casser les lignes par la passe mais surtout par le dribble. Auteur d’une entame canon en Ligue 2, il était tout proche d’un départ pour l’Angleterre lors du mercato d’hiver. Première victime de l’éclosion de Tanguy Ndombélé, il retrouva le banc de touche lors du sprint final vers la Ligue 1.

La découverte de l’élite se fait alors avec pertes et fracas pour le cadet de la fratrie Fofana. Blessé à l’entraînement au mois d’août, alors qu’il sortait d’une préparation estivale très prometteuse, il reviendra à la compétition juste avant la trêve hivernale. Pendant ce temps, le tandem Monconduit-Zungu s’était imposé aux yeux de Christophe Pélissier. Réduit au rôle de doublure, Guessouma Fofana ne retrouvera jamais son niveau d’avant blessure. Il quitta le club pour environ un million d’euro l’été suivant. Une bonne opération financière à un an de la fin de son contrat.

Richard Soumah, le grand frère idéal

Pour qu’une équipe ait des résultats, il faut que le vestiaire soit tenu par des cadres. Un rôle parfaitement assumé par l’expérimenté Richard Soumah, recruté en 2015 sans la moindre indemnité de transfert. Après avoir roulé sa bosse un peu partout en France, l’international guinéen est venu apporter toute sa sagesse à un vestiaire composé de joueurs potentiellement turbulents. Ainsi, il a joué le rôle de grand frère auprès d’un Aboubakar Kamara qui n’a jamais posé le moindre souci à Amiens. Très proche de Thomas Monconduit, il était également l’une des voix écoutées par ses coéquipiers

Sur le terrain, il a également joué un rôle de premier rang en étant un titulaire régulier lors de ses deux saisons passées au club. Et s’il n’a pas rapporté la moindre indemnité de transfert au club, étant libéré l’été de la montée en Ligue 1, il a fortement contribué à sa montée en puissance du National à la Ligue 1. Le soldat idoine pour tout entraîneur.

Harrison Manzala, le joker ultime

Arrivé à Amiens dans les toutes dernières heures du mercato estival en 2016, Harrison Manzala est alors un joueur blessé, au sens premier du terme mais aussi dans son orgueil. Peu considéré au Havre, il cherche alors un environnement pour s’épanouir et exprimer tout son talent. Après avoir soigné ses différents maux durant la première partie de saison, il devient le joker de luxe de Christophe Pelissier dans la course à la montée en Ligue 1. Titulaire à seulement douze reprises, il n’en reste pas moins associé à cette incroyable aventure.

La saison suivante, il découvre la Ligue 1 sans le moindre complexe. Et malgré les arrivées de Dompé et Gakpé, durant l’été, puis de Mendoza, plus tard dans la saison, il parvient à participer à 37 des 38 matches de championnat. Pas toujours dans la peau d’un titulaire mais suffisant pour lui permettre d’inscrire quatre buts et de délivrer trois passes décisives. Courtisé par Angers, il quitte Amiens contre un chèque de 1,5 million d’euros, soit trois fois le montant investi par le club picard pour lui faire quitter la Normandie.

Ne peut pas être cité

Devenu un joueur emblématique du club, Régis Gurtner était voulu par Olivier Lagarde, l’entraîneur des gardiens, qui avait déjà souhaité travailler avec lui à Luzenac en 2014. Pour autant, John Williams le connaissait également pour l’avoir croisé à Boulogne.

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Josué
Josué
4 mois il y a

Beaucoup de très bons coups en 2015. D’autres aussi en 2017. Cette année, en dehors de Serhou, on a eu de bons joueurs mais rien du niveau des années précédentes en termes de potentiel de revente ou de découverte.