Erik Pieters Amiens SC

Confirmé à la tête de la cellule de recrutement de l’ASC, poste qu’il occupe depuis janvier 2015, John Williams a été à l’origine de transferts qui ont permis de passer un cap sportif et d’autres qui ont contribué à remplir les caisses du clubs. Découvrez les bonnes pioches du monsieur recrutement à travers cinq transferts.

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Emil Krafth, le nouveau standing

En échec à Bologne à cause de blessures récurrentes, le suédois Emil Krafth sort de trois saisons difficiles, n’ayant disputé que 42 matches de Serie A. Néanmoins, c’est en qualité de quart-de-finaliste de la coupe du Monde 2018 – durant lequel il était titulaire – que l’ancien d’Helsingborgs pose ses valises en Picardie, pour un prêt avec option d’achat, à trois jours du début de la Ligue 1. Arrivé pour remplacer Issa Cissokho et concurrencer Oualid El Hajjam, il montrera rapidement les qualités qui lui ont permis de s’imposer en sélection nationale.

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Devenu un cadre de Christophe Pélissier, le latéral droit s’est également fait une place dans le coeur des supporters. Outre ses qualités – notamment à l’offensive – il s’est souvent démarqué par un « fighting spirit » sans faille durant tout son passage à l’Amiens SC. Celui qui n’a jamais caché ses ambitions de jouer en Premier League aura réussi son pari grâce à une très bonne saison sous les couleurs amiénoises. L’achat d’option à deux millions d’euros levée, Krafth était autorisé à partir pour Newcastle à hauteur de 5,5 millions. Une superbe plus-value pour un club encore néophyte dans l’élite du football français.

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Danilo Avelar, la pige parfaite

Inconnu du grand public français, Danilo Avelar a rejoint l’Amiens SC dans les dernières heures du mercato estival de 2017. En manque de temps de jeu en Italie, le Brésilien est rapidement devenu un joueur important aux yeux de Christophe Pélissier. Alors que le poste semblait promis à Bakaye Dibassy, auteur d’une grosse saison en Ligue 2, le Brésilien a finalement cumulé 21 apparitions, freiné par une blessure au retour de la trêve hivernale.

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Avec un but et une passe décisive, son bilan statistique ne reflète pas suffisamment l’impact positif qu’il a eu sur son équipe. Bon défenseur, doté d’une endurance au-dessus de la moyenne et capable de participer avec qualité aux phases de jeu offensives, il avait tout simplement tout du latéral moderne. En l’espace d’une saison, il a laissé un très bon souvenir aux supporters de l’ASC. Sur le plan personnel, ce prêt lui a permis de se relancer pour rebondir avec succès au Brésil, son pays natal.

Erik Pieters, la gauche flamboyante

Orphelin de Danilo Avelar, le couloir gauche de l’Amiens SC a longtemps cherché le pendant d’Emil Krafth durant l’exercice 2018-2019. Malheureux dans son club de Stoke City – relégué en Championship la saison précédente et englué dans le bas de tableau – Erik Pieters va profiter des excellentes relations entre l’Amiens SC et son club anglais pour faire figure de coup de poker de grande ampleur pour John Williams. Et profiter également d’une porte de sortie après cinq ans et demi à Stoke.

Arrivé le tout dernier jour du mercato hivernal, Pieters s’est très vite imposé comme un maillon essentiel dans la quête du maintien amiénois. Très vite, le coup de poker s’est transformé en coup de génie de la part du directeur sportif anglais. S’il a énormément apporté sur le plan offensif, le Néerlandais a surtout solidifié une défense qui en avait bien besoin. Malheureusement pour l’ASC, ce très bon coup n’a pu se transformer en transfert définitif, les émoluments du latéral gauche étant bien trop élevés. Néanmoins, durant cette courte période, Pieters aura marqué plus que positivement le club et les supporters.

Serhou Guirassy, le buteur providentiel

Extrêmement dépendante d’un Moussa Konaté qui s’est fragilisé physiquement sur les derniers mois, l’attaque de l’Amiens SC avait grandement besoin d’un second souffle pour soulager l’attaquant sénégalais. Alors quand l’occasion se présente d’acquérir l’ancien espoir du football français Serhou Guirassy lors du 31 janvier 2019, les dirigeants amiénois foncent sur l’occasion. Et bien leur en a pris.

Rapidement impliqué dans le projet samarien, Guirassy aura été un réel ancrage pour le jeu offensif de Christophe Pélissier avant d’exploser sous Luka Elsner. Capable d’un abattage monstrueux dans le jeu défensif, il s’est souvent montré précieux dans la conservation du ballon et les différentes combinaisons. Seule une finition plus régulière aura parfois pu manquer à celui qui devrait permettre à l’ASC de réaliser une superbe opération financière.

Alexis Blin, l’entente avec Pélissier

Au retour d’un bon point acquis à Saint-Etienne (0-0) au tout début septembre 2018, l’Amiens SC a pourtant vécu un coup dur, ayant perdu pour de longs mois son flamboyant Bongani Zungu. Pourtant, le club amiénois va profiter de cette blessure pour recruter un guerrier tant désiré par Christophe Pélissier. Voulu par l’entraîneur qui a propulsé l’ASC au sommet, Alexis Blin aura finalement cédé aux avances de John Williams pour rejoindre la Picardie après plusieurs saisons à Toulouse.

Dans un style bien différent de celui de l’international sud-africain, Blin s’est imposé en tant que travailleur à la récupération aux côtés de Thomas Monconduit. Joueur infatigable, il a su apporter toute son expérience des luttes pour le maintien malgré son jeune âge. Apprécié des supporters pour son état d’esprit et son abattage, l’ancien Manceau fait partie de ses nombreux bons coups de flair de John Williams, bien aidé cette fois-ci par un coach plutôt inspiré.

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