Amiens SC : Les conséquences d’une relégation au niveau des salaires

Kakuta Guirassy Amiens sc

Si un espoir subsiste de faire revenir la Ligue de football professionnel (LFP) sur sa décision, l’Amiens SC a de très fortes chances d’évoluer en Ligue 2 la saison prochaine. Une relégation qui aura un fort impact sur les finances du club, déjà impactés par la crise économique suscitée par la pandémie du Covid-19, et qui nécessitera des arbitrages à propos de la masse salariale du club. Explications.

La suite après cette publicité

Une baisse soumise à accord 

Conformément à l’article 761 de la Charte du football professionnel, « en cas de relégation en division inférieure, le club a la faculté de diminuer le montant des contrats de ses joueurs professionnels, sous réserve du respect du salaire mensuel brut minimum prévu à l’article 759« , ce dernier stimulant le salaire brut minimum pour un premier salarie. Pour un club relégué en Ligue 2, cette diminution est égale à 20%. Pour autant, cette diminution n’est pas automatique et nécessite qu’un accord soit trouvé par les deux parties : à savoir le club et le joueur en question. Si tel n’était pas le cas, l’employeur est tenu de maintenir le niveau de rémunération ou à se résoudre à trouver un acquéreur pour son joueur.

La suite après cette publicité

Or, difficile pour l’Amiens SC de pouvoir supporter certains gros salaires en cas de descente en Ligue 2. A commencer par ceux de Moussa Konaté et Serhou Guirassy, excédant les 100 000€ mensuels, ou bien encore les émoluments de Saman Ghoddos et Gaël Kakuta, tous deux estimés à près de 80 000€ par mois. En outre, difficile d’imaginer les intéressés accepter une baisse de salaire supplémentaire, celle-ci pouvait aller jusqu’à 50% en moins. Et si le club picard a pu négocier, dès la signature du contrat initial, des rémunérations différenciées selon la division, il ne fait aucun doute que les joueurs disposant des plus gros salaires seront les premiers à quitter le club.

La suite après cette publicité

Effectivement, si le salaire moyen à l’Amiens SC avoisinait les 40 000 euros bruts par mois lors de cette saison 2019/2020, la moyenne en Ligue 2 s’avère quatre fois plus petite (11 000 euros brut). Et même en prenant en compte les aides à la relégation qui seront versées par la LFP, si la descente était confirmée et validée de manière définitive, le club picard devra se résoudre à réduire ses dépenses et à limiter son train de vie. Or, la principale variable d’ajustement restera la réduction de la masse salariale, la première source de dépenses au sein d’un club professionnel. Ainsi, une relégation en Ligue 2 actera le départ quasi automatique des principales forces vives de l’effectif…

La suite après cette publicité

La Rédaction

A lire aussi : 

Amiens SC : Régis Gurtner partagé entre « regrets » et « sentiment de gâchis »

Luigi Mulazzi (Amiens SC) : « Hors de question qu’on se laisse tondre comme ça ! »

2 Commentaires

  1. Il faudra surtout maintenir un taux de remplissage important de la Licorne et conserver voir trouver de nouveaux partenaires malgré cette période compliquée.
    Nous comptons désormais sur le talent des dirigeants…

  2. C’est clair que dans tous les clubs descendants on voit toujours partir environ 5- 6 joueurs majeurs qui sont aussi les plus gros salaires. Leur départ est certainement la conséquence du fait qu’ils sont d’une part chers pour un club de ligue 2 et d’autre part plus courtisés que les autres.

    Mais dans notre cas, est ce qu’une vente par exemple de Guirassy à 10 M€ et Kakuta à 2.5 M€ pourraient pas être (largement) suffisant pour financer au moins un an le salaire des autres « gros » de l’effectif ? Ghoddos, Konaté en premier lieu ?

    (je cherche l’espoir que en ligue 2 on garde un groupe pas si chamboulé que ça et la possibilité de remonter…)

Laisser un commentaire