Avec 11 points au compteur en 9 journées et une onzième place au classement de Ligue 1, l’Amiens SC a globalement réussi son entame. Cependant, tout n’a pas été parfait. Ainsi, la rédaction du 11 Amiénois profite de cette trêve internationale pour passer en revue les flops de ce début de saison.

Un manque de constance dans les matches

Si l’Amiens SC a paru parfois très séduisant lors de ce premier quart de championnat en produisant du jeu et en proposant des séquences de possession, il s’est également montré inconstant à l’intérieur même des matches. La meilleure illustration en étant le déplacement à Toulouse (0-2) où les hommes de Luka Elsner ont été largement dominateurs dans le premier acte, en mettant le pied sur le ballon mais sans pour autant parvenir à marquer, avant de s’écrouler en seconde après l’ouverture du score toulousaine. De plus, l’ASC malgré des débuts de rencontres tonitruantes (elle est la deuxième meilleure équipe sur les 15 premières minutes en terme de buts inscrits) a souvent payé cash ses temps faibles après avoir marqué en étant repris à quatre reprise au tableau d’affichage (OM, Angers, Bordeaux, Lyon).

Des latéraux comme talon d’achille ?

Il est vrai que la barre avait été placée haut tant Erik Pieters à gauche et Emil Kraft à droite s’étaient montrés performants la saison passée. Mais c’est sans doute dans ce secteur de jeu que l’Amiens SC a été le moins performant avec des latéraux trop peu influents dans le jeu d’attaque et en manque d’efficacité défensive. Si l’international norvégien Haitam Alessami semble monter peu à peu en puissance avec notamment un bonne copie rendue face à Marseille, le coté droit, amputé de Christophe Jallet a montré des signes inquiétants lors de cette même rencontre. En effet, Arturo Calabresi, défenseur central de formation s’est montré peu à son aise placé sur le flanc droit de la défense, constamment débordé par la vitesse de Nemanja Radonjić. Le bon match de Valentin Gendrey face à Mouscron vendredi pourrait d’ailleurs rebattre les cartes dans ce secteur.

Une faible marge de manœuvre au classement

Si Amiens a fait le meilleur entame de son histoire en Ligue 1 avec 11 points en 9 rencontres, il ne possède pourtant que peu de marge sur la zone rouge. La faute à un championnat de Ligue 1 2019-2020 particulièrement homogène où le 10ème du classement (Rennes avec 12 points) n’est qu’à 4 petits points de la lanterne rouge messine (8 points). Ainsi, les hommes de Luka Elsner devront ne surtout pas se relâcher après une belle victoire de prestige et engranger des points dès la fin de la trêve internationale avec pourtant deux déplacements périlleux de suite à Nîmes et Saint Etienne.

Une défense plus friable

Amiens possède la 6ème attaque de Ligue 1 avec 12 buts inscrits à l’issue de la 9ème journée mais il se montre moins performant dans le secteur défensif. En effet, avec déjà 14 buts inscrits, l’ASC n’est que la 16ème défense de Ligue 1. Loin de l’hermétisme dont il avait fait montre lors de sa première saison dans l’élite (4ème avec seulement 42 buts encaissés). Si ce chiffre est à mettre en perspective avec un réel désir de produire du jeu, la défense amiénoise devra se montrer plus efficace pour faire passer un cap à l’ASC à l’issue de sa troisième saison en Ligue 1.

Une Licorne engoncée dans sa parure

Avec une moyenne d’affluence de plus de 12000 spectateurs pour une capacité commerciale de 12999, ces chiffres pourraient apparaître dans les grosses satisfactions de ce début de saison. Cependant, le Grand Stade de la métropole d’Amiens inauguré en 1999 et qui était prévu initialement pour être extensible à 20000 places en cas d’accession dans l’élite, devient de plus en plus étriqué à l’aune de la demande croissante des supporters et ce même pour des rencontres moins ronflantes sur le papier que la toute dernière face à l’OM (12737, nouveau record d’affluence). Ainsi, et malgré les investissements consentis pour le rénover après l’accession en Ligue 1 de mai 2017, se pose de plus en plus la question de son extension, sujet qu’évoquait d’ailleurs Bernard Joannin dans le 11 Amienois il y a quelques semaines en fixant une taille idéale à 16000 places assises.

Cédric QUIGNON (avec l’ensemble de la rédaction)

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1 COMMENTAIRE

  1. Dans les flops, une anomalie non sportive, certes, mais qui se révèle de plus en plus pénible, la sortie du parking du stade après les rencontres. Une heure d’attente lors du match de Marseille même si le spectacle du Zenith a impacté ce constat… Sportivement il est vrai que nos défenseurs latéraux demeurent tres perfectibles et apparaissent comme maillons faibles.

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