Source : MadeInFoot

Confirmé à la tête de la cellule de recrutement de l’ASC, poste qu’il occupe depuis janvier 2015, John Williams a été à l’origine de transferts qui ont débouché sur des déceptions, d’autres sur de cuisants échecs. Découvrez les mauvaises pioches du monsieur recrutement à travers cinq transferts. 

Nathan, l’interrogation

Toujours aujourd’hui, la question se pose : qui est ce jeune brésilien que John Williams a pris à Chelsea en août 2017 ? Capable d’évoluer sur les ailes et en numéro 10, Nathan est l’un de ces joueurs qui n’ont jamais percé sous les ordres de Christophe Pélissier. Une seule petite apparition en Ligue 1, contre Marseille, avec neuf minutes jouées, deux passages sur le banc puis deux titularisations en coupe de la Ligue, et plus rien.

Ce bilan famélique, Nathan le doit aussi bien à lui-même, étant bien trop tendre physiquement et ne rentrant pas assez dans le moule des braqueurs, qu’à une concurrence meilleure que lui. Face à un trio Manzala – Kakuta – Gakpé, le brésilien n’avait tout simplement pas le niveau lors de son passage en Picardie pour espérer plus de temps de jeu. Lassé de cette situation, il verra son prêt être cassé le 31 décembre, quatre mois jour pour jour après son arrivée.

Jean-Luc Dompé, l’apparition éclair

Vingt-huit. Non, ce n’était pas le numéro de maillot de Jean-Luc Dompé, mais bien le nombre de minutes disputées en match officiel avec l’Amiens SC par le joueur prêté par le Standard. Sur le banc contre le PSG (1ère journée) et Nice (4è journée), il aura eu un peu de temps de jeu contre Angers (2è journée, défaite 0-2) avant de totalement disparaître des radars du championnat de France de Ligue 1.

Joueur au comportement hors des terrains qui ne plaisait pas réellement à l’entraîneur de l’époque, Dompé n’est jamais parvenu à se faire sa place dans l’esprit de Christophe Pélissier. Barré – comme Nathan – par une concurrence beaucoup plus sérieuse et performante sur les pelouses de Ligue 1, l’ailier belge est reparti en Belgique à la fin de son prêt, sans avoir convaincu personne.

Ganso, la folie médiatique

Mais qui a bien pu faire venir autant de journalistes du monde entier dans la petite salle de presse du Stade de la Licorne ? Ce n’était autre que l’ex-coéquipier de Neymar à Santos : Ganso. Pari un peu fou réalisé en total désaccord entre John Williams – qui sentait l’opportunité de faire un gros nom – et Christophe Pélissier – qui ne le voyait pas entrer dans son plan de jeu, le « projet Ganso » a fini par tourner au flop sportif.

Pourtant, dès sa première rencontre, le Brésilien faisait l’étalage de son talent. Seulement huit minutes après son entrée, il délivrait un caviar à Kurzawa (ndlr : face à Lille), et laissait entrevoir quelque chose d’intéressant. Cela sera resté sans lendemain. Incapable d’enchaîner les prestations à un rythme élevé, il n’aura disputé que douze petites rencontres avant de casser son prêt. La folie médiatique de son arrivée a fini par s’incliner.

Foussseni Diabaté, l’individualisme à son paroxysme ?

Prêté par Leicester dans les tous derniers instants du mercato estival 2019, Fousseni Diabaté n’a jamais convaincu. A l’instar d’une équipe capable de se transcender dans les affiches de gala, il s’est montré très à son aise contre Paris ou Marseille. Mais il a complètement oublié les rencontres capitales pour le maintien, coûtant de nombreux points par son individualisme, comme à Brest, en janvier.

Capable de faire mal aux défenses adverses par sa vitesse et son bon toucher technique, il en a parfois oublié que le football est un sport collectif. Terriblement dommage puisqu’avec ses qualités, il aurait pu faire partie d’une offensive extrêmement efficace aux côtés de Guirassy, Kakuta ou Mendoza. Au lieu de ça, il laissera de nombreux regrets aux supporters de l’Amiens SC, qui auraient aimé plus d’implication de sa part.

Chadrac Akolo, des espoirs puis désespoir

Prêté par Stuttgart à la fin juillet, Chadrac Akolo avait pourtant bien démarré sous le maillot de l’Amiens SC. Entré en jeu dans la dernière demi-heure de la première journée face à Nice, il inscrivait le but de l’égalisation, avant que l’ASC ne s’incline finalement. Et puis plus grand chose derrière. Entre blessures musculaires longues à se résorber, absences mystérieuses et performances très moyennes, il n’a plus été que l’ombre de celui aperçu à l’Allianz Riviera.

Symbole de cette baisse drastique de niveau physique et de performance, l’international congolais n’aura joué que 36 petites minutes sur les douze rencontres disputées par la troupe de Luka Elsner en 2020. Reste désormais à connaître le futur de celui qui avait une option d’achat à hauteur de quatre millions d’euros pour rester en Picardie.

Lacina Traoré, la tour sans contrôle

Principalement marqué par une polémique sur sa réelle identité, le passage de Lacina Traoré à l’Amiens SC n’a pas été une franche réussite. S’il a parfois permis de faire souffler un Moussa Konaté sur-utilisé faute de solution crédible de rechange, l’ancien monégasque n’a pas vraiment brillé sous la tunique amiénoise. Lent, avec une technique hors du commun – malheureusement dans le mauvais sens du terme -, il n’aura pas inscrit le moindre but lors de ses dix-huit apparitions en championnat.

Son seul véritable fait d’arme positif sera un doublé de passes décisives lors de la rencontre à rejouer face à Lille. En dehors de cette très bonne prestation de sa part ce jour-là, l’Ivoirien n’aura pas marqué les esprits, suscitant bien plus les railleries que les standing ovation. Symbole d’un niveau insuffisant pour la Ligue 1, Monaco le laissera partir libre alors que son prêt à l’Amiens SC se terminait. Une bien drôle de fin pour son histoire sur le Rocher.

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