Confirmé à la tête de la cellule de recrutement de l’ASC, poste qu’il occupe depuis janvier 2015, John Williams a été à l’origine de transferts qui ont débouché sur des déceptions, d’autres sur de cuisants échecs. Découvrez les mauvaises pioches du monsieur recrutement à travers notre seconde vague de cinq transferts. 

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Rafal Kurzawa, la gauche non convaincante

Avec Emil Krafth, Rafal Kurzawa était, sur le papier, une des belles surprises du mercato estival 2018. En effet, tous deux venaient de participer à la prestigieuse coupe du Monde, respectivement avec la Suède et la Pologne. Mais si pour l’un, le passage fut une réussite, pour l’autre, ce fut nettement plus délicat. Malgré des débuts encourageants, ponctué d’un but au bout de sa troisième apparition, Kurzawa ne parvenait pas à s’imposer sous Pélissier.

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Prêté deux fois lors des hivers 2019 et 2020, il n’aura même pas goûté à une présence dans le groupe pour un match de Ligue 1 sous Luka Elsner et n’aura participé qu’à onze rencontres depuis son arrivée, il y a bientôt deux ans. Encore sous contrat pour un an, il pourrait peut-être avoir une carte à jouer en Ligue 2, afin de redorer son bien terne passage en Picardie, même s’il semble poussé – une nouvelle fois – vers la sortie.

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Juan Otero, le colombien imprécis

Arrivé pour plus de deux millions d’euros en provenance du club argentin d’Estudiantes, Juan Otero peine à rentabiliser l’investissement réalisé en juillet 2018. Intéressant sur le plan défensif, il ne parvient que beaucoup trop rarement à peser sur le jeu offensif, rôle pour lequel il avait été recruté il a presque deux ans de cela. Pendant beaucoup moins tranchant de Steven Mendoza, il a principalement déçu dans le comportement ces derniers mois.

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Capable de sortir en jetant le froid avec Luka Elsner, il s’est – mal – distingué avec un bien mauvais geste sur Hilton, alors qu’Amiens tenait un bon point. Des problèmes d’attitude qui lui ont valu  la colère de Luka Elsner, mais surtout une baisse de popularité chez des supporters qui étaient en droit d’en attendre beaucoup plus de la part d’un joueur qui a eu beaucoup de difficultés dans le secteur offensif.

Eddy Gnahoré, le déclin permanent

Qu’il est loin le Eddy Gnahoré flamboyant, dépositaire du jeu offensif et capable de casser les lignes entrevu sur les premiers mois de son histoire avec l’Amiens SC ! Peu à peu, le milieu de terrain de 26 ans a décliné, pour finir par se faire pousser dehors, rejoignant la Chine et Wuhan, épicentre de la pandémie de Covid-19 et sixième du dernier championnat chinois.

Entre deux, l’ancien joueur de Naples et Palerme commençait à progressivement perdre sa place en raison de mauvaises performances, au point d’être remplacé à la mi-temps de Reims pour ne plus remettre un pied sur les terrains de Ligue 1. Une bien triste fin pour une histoire qui avait pourtant bien démarré.

Quentin Cornette, du talent gâché

Classé en tant que « raté », le passage de Quentin Cornette à l’Amiens SC a surtout été plombé par de trop nombreuses blessures pour espérer peser dans la durée en Picardie. Entre ligaments croisés, péroné ou ménisque, rien n’aura été épargné à l’ancien Montpéllierain depuis son arrivée en juillet 2016.

Excellent sur ses débuts en Ligue 2, le vif ailier aura par la suite vécu un véritable calvaire avec un corps qui ne l’a jamais laissé tranquille. Pourtant talentueux, il n’aura pas réussi à percer au très haut niveau français. Néanmoins, ces derniers mois, il a pu quelque peu enchaîner avant l’arrêt dû au virus. De quoi espérer une autre suite et une potentielle continuité avec l’ASC ?

Mathieu Bodmer, cadre des absences

Bien plus pensionnaire de l’infirmerie que des différents groupes de Christophe Pélissier ou Luka Elsner pour les différentes rencontres de Ligue 1, l’expérience Mathieu Bodmer à l’Amiens SC a bien vite déçu sur le plan sportif. Si sa deuxième saison fut intéressante, les deux autres ont laissé bien des regrets pour un joueur capable de parfaitement dicter le tempo lorsqu’aligné en tant que numéro 10.

Néanmoins, vieillissant et logiquement plus fragile physiquement, il a peiné à s’installer dans la durée et à peser sur le long terme, à l’image d’absences cumulées de plus de six mois en 2017-2018, ainsi que deux mois et demi sur l’exercice raccourci en 2019-2020. Pour autant, l’aventure n’est pas nécessairement finie, et le passage en Ligue 2 pourrait permettre à Bodmer de continuer avec Amiens, que ce soit sur le terrain ou dans l’organigramme.

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