Yannick Mamilonne

Confirmé à la tête de la cellule de recrutement de l’ASC, poste qu’il occupe depuis janvier 2015, John Williams a été à l’origine de transferts qui ont débouché sur des déceptions, d’autres sur de cuisants échecs. Découvrez les mauvaises pioches du monsieur recrutement à travers notre troisième vague de cinq transferts. 

Publicité

Nathan Dekoke, la promesse inachevée

Arrivé à Amiens en 2016, Nathan Dekoke est alors un prometteur défenseur de tout juste 20 ans, déjà à apparu en Ligue 1 avec l’AS Saint-Etienne. Capable d’évoluer aussi bien dans l’axe que sur le côté, le gaucher ne parviendra pas à éclore en Picardie. Ainsi, c’est en National, successivement sous les couleurs de Boulogne-sur-Mer puis d’Avranches, que Nathan Dekoke évoluera entre 2016 et 2018, sans véritablement convaincre là encore.

Publicité

A six mois de la fin de son contrat, début 2019, l’intéressé est ainsi libéré par Amiens. Il lui faudra prêt d’un an pour rebondir à Lyon-Duchère en National, ayant tout juste le temps de disputer trois matches avant l’interruption de la saison, début mars.

Publicité

Madih Talal, le goût d’inachevé

Prometteur milieu en provenance d’Angers, censé renforcer le milieu de terrain mais aussi le secteur offensif, Madih Talal n’aura jamais réellement eu sa chance sous Christophe Pélissier ou Luka Elsner. Plutôt à l’aise techniquement, il s’est surtout retrouvé face à un milieu extrêmement concurrentiel, et face à des joueurs plutôt travailleurs qui avaient la préférence des différents entraîneurs.

Publicité

En fin de contrat dans un mois, son avenir ne semble logiquement pas se dessiner en Picardie pour le moment. A moins qu’une validation de la relégation en Ligue 2 pour l’Amiens SC ne rebatte totalement les cartes dans l’entrejeu et ne lui laissent un espoir d’obtenir du temps de jeu avec le technicien slovène dans une possible quête pour une remontée immédiate.

Brighton Labeau, le pari n’a pas payé

Pensionnaire du centre de formation à la même période que Kylian Mbappé, Brighton Labeau n’aura pas connu la même trajectoire que son illustre ancien partenaire. Pourtant, cet attaquant capable d’évoluer sur tout le front de l’attaque était entré en jeu lors deux premiers matches de l’histoire de l’Amiens SC en Ligue 1, contre le Paris Saint-Germain et Angers, en août 2017. Poussé en dehors du groupe suite à l’arrivée de Moussa Konaté, il était finalement prêté à Creteil (National) lors de la deuxième partie de saison.

Par la suite, il n’aura plus jamais l’occasion de s’exprimer sous le maillot amiénois, étant envoyé à Villefranche (National) la saison suivante. Libéré de son contrat à l’été 2019, il s’engage alors avec le Rapid 1923, un club de D2 roumaine avec lequel il a marqué trois buts et délivré autant de passes décisives cette saison.

Reda Rabeï, le projet Ben Yedder

Joueur très talentueux en futsal, Reda Rabeï était courtisé au moment où Amiens a mis la main dessus en 2016. Désireux de reproduire le coup réalisé par Toulouse avec Wissam Ben Yedder, les recruteurs picards en font alors un projet d’avenir. Quatre ans plus tard, celui-ci s’avère être un véritable échec. A l’exception d’une petite apparition en Ligue 2, le milieu de terrain offensif n’aura jamais porté le maillot du club en match officiel.

Comme beaucoup d’autres, il écume alors les clubs de National (Lyon Duchère et Avranches) sans réelles perspectives à court ou moyen terme. Ainsi, Amiens se résout à le libérer à l’été 2019, lui permettant de s’engager avec la formation du Fremad Amager (D2 danoise).

Yannick Mamilonne, l’insatiable pivot

Révélation de la saison 2015/2016 de National 2 avec Poissy, Yannick Mamilonne décide alors de relever le challenge du monde professionnel avec l’Amiens SC. Doté d’un beau gabarit, il semble avoir des atouts à faire valoir à l’échelon supérieur. Contrairement, aux joueurs évoqués précédemment, il jouera une quinzaine de matches avec la formation entraînée par Christophe Pélissier, majoritairement en Ligue 2. L’occasion pour lui de faire trembler les filets à deux reprises, notamment contre Lens à la Licorne.

Mais difficile à canaliser, il peina à adopter le bon état d’esprit pour se fondre dans le collectif amiénois. Ainsi, il fut prêter à Quevilly et au Paris FC lors des deux premières saisons en Ligue 1 de l’ASC, le tout pour un bilan famélique de 7 buts en une trentaine de matches. Laissé libre l’été dernier, il n’est pas parvenu à faire son trou du côté de Chambly, où il fut même écarté au fil de la saison.

A lire aussi :

Amiens SC : Les ratés du recrutement de John Williams (1/3)

Amiens SC : les ratés du recrutement de John Williams (2/3)

Vous souhaitez signaler une coquille ou une inexactitude dans cet article, un contenu illicite ou inapproprié en commentaire ? Ecrivez-nous !

Laisser un commentaire