Luka ELSNER Amiens SC
@Panoramic

En première ligne depuis près d’un an, alors qu’Amiens n’a remporté qu’une seule victoire sur ses vingt dernières rencontres de championnat, Luka Elsner doit-il porter à lui seul la responsabilité des mauvais résultats du club picard ? Dispose-t-il de davantage de circonstances atténuantes que d’erreurs à son actif ? Les polémistes de la Tribune des Sports en ont débattu lundi dernier. 

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Un contexte peu épanouissant

Très souriant après la victoire d’Amiens contre Nancy, en ouverture de la saison, l’amenant même à dire qu’il était « fier d’être l’entraîneur de ce groupe« , Luka Elsner a rapidement été ramené à la réalité qui est la sienne depuis de très nombreux mois, après les défaites au Havre et contre le Paris FC. De quoi l’amener à tenir des propos de plus en plus corrosifs en conférence de presse. « Je suis sensiblement agacé par notre réalité, à savoir qu’on recommence une nouvelle étape dans la construction de l’équipe qu’on avait ce soir, avec probablement une des lignes défensives les plus jeunes d’Europe, glissait-il samedi dernier. Les joueurs sont aussi frustrés par notre manque d’automatismes. Pour l’instant, c’est compliqué de gagner des matches et d’en même temps construire. La saison est encore longue mais il ne faut pas perdre des matches comme ce soir. On ne peut pas faire de la magie et demander aux joueurs d’être magiciens. »

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« Luka Elsner sort un peu de son costume de gendre idéal, plus le temps passe, plus je trouve qu’il gagne en sympathie, confie Antoine Caux du JDA. Il arrive avec une image très policée, très convenue, du coach moderne. Avant, il faisait un peu le bouclier pour protéger sa direction, maintenant il profite des conférences de presse pour envoyer des messages à ses dirigeants. Je trouve qu’il est de plus en plus proche de la vérité. » « Luka Elsner commence à être agacé par la situation et on ne peut que le rejoindre sur le constat qu’il livre de la situation. Maintenant, c’est justement ça le problème, c’est le contexte dans lequel il doit œuvrer, estime Romain Pechon. Le club a vendu une revanche à prendre mais c’est quoi la revanche si la saison débute en octobre ou en novembre parce que l’équipe n’est pas prête avant ? »

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Des responsabilités partagées avec sa direction

Or, Luka Elsner n’a eu de cesse de réclamer des renforts, dans un premier temps défensifs, depuis le début de la préparation estivale. Un mois après le début de la saison, son effectif est toujours en phase de (re)construction, des départs et des arrivées étant toujours attendues. « Comment peut-il en être autrement avec le mode de fonctionnement de l’Amiens SC ?, regrette Fabien Reinert, emblématique supporter du club. Depuis que John Williams est arrivé, le mode de fonctionnement est celui-ci, ça ne plaît à personne mais il faut faire avec. Le problème est qu’aujourd’hui les attentes sont plus grandes parce qu’on a goûté à la Ligue 1 et qu’on veut y retourner. » En l’état actuel, au regard du retard potentiellement pris en ce début de saison, il apparaît difficile de voir Amiens être parmi les heureux élus en fin de saison.

Et même s’il fait partie des hommes à l’origine de la montée en Ligue 1 en 2017, John Williams est aujourd’hui peut-être bien la cause des difficultés de l’Amiens SC depuis de nombreux mois. « John Williams est allé au bout de son process, l’équipe étant quasiment composée de mercenaires aujourd’hui, à l’exception de quelques-uns, enrage Romain Pechon. Il n’y a quasiment plus de joueurs de club, ceux qui vont donner une identité et assurer un fil conducteur. On se retrouve à repartir de zéro tous les ans, avec des joueurs venus de partout et de nulle part. S’ils permettent à Amiens de remplir ses objectifs tant mieux, si ce n’est pas le cas tant pis. On ne peut pas construire sur ce modèle et les supporters ne se reconnaissent plus dans tout ce qui se passe au club aujourd’hui. »

Comme l’affirme Antoine Caux, « Amiens a aujourd’hui le cul (sic) entre deux chaises, avec des joueurs de Ligue 1 qui ne veulent pas évoluer en Ligue 2« . Dans ce contexte, la position de Luka Elsner s’avère peu enviable lui qui parle de saison de transition, un discours allant à l’encontre du discours tenu par son propre dirigeant. Reste à savoir lequel des deux est actuellement le plus lucide…

Votre avis compte ! 

Source : France Bleu Picardie 

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2 Commentaires

  1. Notre club, sous la houlette de ce grand entraineur, a gagné la bagatelle de 2 matches de championnat depuis novembre 2019.
    Si on enlève les prestations contre Paris, Marseille et Lyon, niveau qualité de jeu c’est 0 (revoyons les matches contre des adversaires de notre niveau du genre Strasbourg, Toulouse ou Metz pour bien se rendre compte), niveau point par match c’est à peine mieux (on doit être en dessous de 1).
    Cet entraineur n’a tout simplement pas le niveau, ultra surcôté, mais bon il a des idées sur tout, enfin il a surtout des idées, comme disait Coluche, et est beau donc ça devait suffire pour notre grand john williams.
    Le seul bon côté c’est qu’il lui arrive d’assumer ses bêtises (pas d’entrainement sur CPA pendant des mois, à avoué ne pas s’être adapté à son effectif, etc).
    Et dire que joannin souhaite le prolonger, qu’est-ce qu’on rigole avec ce club depuis 15 mois…

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