Amiens SC – Monaco : les tops et les flops

@Panoramic

Après la onzième défaite de la saison de l’Amiens SC face à Monaco (0-2), le 11 Amiénois vous livre les tops et les flops de la rédaction pour cette rencontre.

On n’a pas aimé :

Deux nouveaux buts encaissés

Et de deux qui font vingt-neuf ! Les deux penalties transformés par Radamel Falcao portent à vingt-neuf le nombre de buts encaissés par Régis Gurtner depuis le début de saison. Jamais mis en difficulté dans la rencontre, le gardien de l’Amiens SC a néanmoins été chercher le ballon au fond de ses filets à deux reprises. Deux buts offerts sur des erreurs évitables à des Monégasques qui n’en demeurent guère plus pour combattre leur marasme offensif. Si le second penalty concédé par Régis Gurtner, en toute fin de partie, n’a rien changé à la finalité de la rencontre, celui offert par Emil Krafth en première période peut susciter des regrets, tant il a influé sur le scénario de la rencontre.

Une attaque qui manque de percussion

56% de possession, 33 centres, 15 tirs, 89% de passes réussies. Ces chiffres, souvent synonymes de victoire, attestent en réalité des limites offensives de l’Amiens SC. Avec deux tentatives cadrées face à Monaco, le club picard a fait étalage d’une bonne tenue du ballon mais surtout d’une incapacité à changer de rythme dans les trente derniers mètres adverses. Organisé autour du duo Ganso-Otero, l’animation offensive samarienne a été à la fois stéréotypée et imprécise. Pour preuve, les deux plus grosses occasions sont venues d’Emil Krafth, le latéral droit, servi la première fois par Bakaye Dibassy, son homologue à gauche.

Le rouge de Dibassy

Repositionné dans le couloir gauche de la défense amiénoise, l’international malien a été l’une des rares satisfactions de la rencontre. Plutôt sur la retenue en première mi-temps, l’ancien Sedanais est monté en régime au retour des vestiaires, devenant le principal atout de son équipe en profitant de la liberté de mouvement laissée par les Monégasques. Son match méritait mieux qu’un carton rouge litigieux dans le temps additionnel pour un contact anodin avec Falcao. L’arbitre ayant reconnu son erreur, souhaitons désormais que la commission de discipline soit clémente à son égard.

On a aimé :

Réaction d’orgueil

Trois jours après la correction reçue à Nîmes, Amiens a eu le mérite de relever la tête en affichant un tout autre d’esprit. Solidaires, les Picards ont rapidement pris les choses en se projetant sur le but monégasque. Trois jours après avoir aligné une équipe ultra-défensive, Christophe Pélissier avait également changé son fusil d’épaule en alignant Ganso, Mendoza, Otero et Gnahoré dès le coup d’envoi. Un plan de jeu qui a permis à Amiens de réaliser une première période plutôt cohérente dans l’utilisation du ballon, malgré ce manque de folie et une réelle capacité à faire la différence aux abords de la surface de réparation adverse.

La volonté de ne rien lâcher

Après avoir concédé l’ouverture du score au pire des moments, juste avant le retour aux vestiaires, l’ASC n’est jamais apparu résigné. Jusqu’au deuxième but de Falcao au bout du temps additionnel, les Samariens ont en effet tout mis en oeuvre pour faire leur retard. Au bord de la rupture, Monaco aurait très bien pu craquer au cœur du temps fort amiénois en milieu de seconde période. Derrière ça, les visiteurs ont un peu ressorti la tête de l’eau mais le match s’apparentait réellement à une attaque-défense. À défaut de qualités techniques, Amiens a affiché certaines valeurs porteuses d’espoir pour la suite de la saison.

La Rédaction

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