Avant chaque match de l’Amiens SC, Le 11 Amiénois vous propose de revenir sur un affrontement marquant entre le club picard et son adversaire. Cette semaine, nous évoquons le Amiens SC-OL comptant pour les 1/4 de finale de la Coupe de la Ligue 2000-2001.

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Le contexte :

Après une première saison 1999-2000 dans son tout nouveau stade de La Licorne ponctuée d’une descente aussi brutale qu’inattendue, l’ASC est reparti à l’échelon inférieur avec un seul désir en tête : remonter immédiatement en Ligue 2 pour ouvrir un nouveau cercle vertueux. Pour cela, les dirigeants de l’ASC ont fait appel à Denis Troch, l’ancien adjoint d’Arthur Jorge au Paris Saint Germain également précédé d’une solide expérience de coach principal forgée notamment au Stade Lavallois. Son groupe, savamment constitué de recrues revanchardes (Laurent Strzelczak, Peter Sampil, Jean-François Rivière, Lakhdar Adjali…) venues renforcés les rescapés de la relégation (Jean-Paul Abalo, Oscar Ewolo, Emmanuel Duchemin, Xavier Chalier…) truste rapidement le haut du classement. Malgré quelques soubresauts, l’ASC apparaît très vite comme un prétendant à l’accession et est bien décidé à ne pas galvauder les coupes.

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Un parcours flatteur

Ainsi, dès le 1er novembre, les hommes de Denis Troch sortent Le Mans, pensionnaire de Division 2 à la Licorne lors du premier tour de la Coupe de la Ligue (4-2, ap). Pour le premier match de l’année 2001, l’ASC poursuit son parcours en se jouant contre toute attente de Guingamp, pourtant placé dans la première partie du classement de Division 1, au Roudourou (1-3). De retour à La Licorne fin janvier, Amiens élimine de nouveau un club d’un échelon supérieur, Wasquehal (D2), battu 3-2 après prolongation pour se hisser en quart de finale de la compétition. Les joies du tirage au sort offre alors une affiche de gala à La Licorne, puisque en ce 24 février 2001 l’Amiens SC défie l’OL. Un Olympique Lyonnais qui sort d’un match nul héroïque à Highbury en Ligue des Champions, trois jours auparavant. Rien que cela.

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Les équipes :

Amiens SC : Lachuer, Fontaine (Chalier 68e), Abalo, Strzelczak, Lebrun, Darbelet, Adjali (Rivenet 46e), Ewolo, Duchemin (Coquelet 75e), Rivière, Sampil.

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Entraîneur : Denis Troch

OL : Coupet, Chanelet, Müller, Caçapa, Bréchet, Violeau, Linarès, Dhorasso, Malbranque (Delmotte 78e), Marlet, Govou (Loko 70e).

Entraîneur : Jacques Santini

Amiens SC – OL : Quand deux Gones signaient à l’ASC

Le match :

Sur tout les fronts et après un petit exploit en Ligue des Champions, Jacques Santini avait décidé de faire tourner son effectif en laissant au repos Anderson, Edmilson, Foé ou Laigle. En manque d’automatismes, les lyonnais souffraient dès l’entame et Grégory Coupet devait s’employer sur une frappe de Sampil idéalement servi par Rivière (5′). A la 11ème minute, c’est Lakhdar Adjali qui était près de marquer mais Violeau intervenait in extremis. Mais peu à peu, l’OL se mettait au diapason de l’impact physique proposé par son adversaire et parvenait finalement à ouvrir le score. C’est Gouvou qui trouvait d’abord la transversale de Lachuer avant que Malbranque, plus prompt que la défense amiénoise, ne pousse la ballon hors de porté d’un Julien Lachuer, impuissant.

L’ASC fait souffrir un Lyon enroué

Absolument pas marqué par cette ouverture du score contre le court du jeu, Amiens repartait de l’avant et manquait d’un cheveux de revenir par l’intermédiaire de Rivière qui butait cependant sur Coupet, sorti rapidement à sa rencontre (23′). Les Lyonnais, maladroits déjouaient et étaient presque heureux de rentrer au vestiaire avec un but d’avance. Avec l’entrée de l’ancien lyonnais, Claude-Arnaud Rivenet, l’ASC poursuivait sa domination au début de la seconde mi-temps. Ce dernier mettant encore à contribution le dernier rempart de l’OL avec une jolie frappe, mais Grégory Coupet demeurait impérial.

Malbranque éteint les derniers espoirs amiénois 

Dominateurs mais trop maladroits les samariens finirent par regretter leur manque de justesse technique. En effet, à la suite d’une ouverture de Caçapa, Malbranque récupérait le ballon sur le coté gauche, combinait avec Govou et décochait une frappe imparable qui faisait mouche. L’OL doublait la mise et la rencontre avait définitivement basculé en faveur des visiteurs. Si Loko et Marlet manquaient d’alourdir l’addition, l’OL pouvait souffler, il venait de se sortir du parfait match piège et allaient quelques semaines plus tard remporter la compétition face à Monaco, le premier trophée de l’ère Jean-Michel Aulas.

Les Amiénois, pourtant valeureux pouvaient être abattus. Ils venaient de chuter à deux pas du Stade de France. Pourtant, ils ne le savaient pas encore mais ils allaient bien évoluer dans l’enceinte dyonisienne quelques semaines plus tard en écrivant l’une des plus belles pages de l’histoire du club.

Cédric QUIGNON

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