Amiens SC – OL : Le penalty de la discorde

Amiens SC
A cet instant, Bertrand Traoré va se faire un croche-pied synonyme de penalty selon l'arbitre de la rencontre

En sifflant un penalty en faveur de Lyon pour une faute peu évidente de Khaled Adenon sur Bertrand Traoré à la vingtième minute de jeu, M. Abed s’est attiré les foudres du club amiénois, envahi par un sentiment d’injustice à l’issue de la rencontre. 

Une somme de décisions défavorables

Sans présager du résultat final de la rencontre, avec ce coup de sifflet qui prête à discussion, Christophe Pélissier s’estimait toutefois lésé par l’arbitrage en conférence de presse d’après-match. « À un moment donné, on ne veut pas être parano mais on se pose des questions. Bien sûr, Lyon nous était supérieur mais on aimerait pouvoir jouer avec les mêmes armes, pestait l’entraîneur de l’ASC. J’ai dit à l’arbitre qu’on devait être traité comme l’adversaire, qu’on méritait autant de respect que les autres. Sur ce match, je n’ai pas eu l’impression qu’on ait été traité d’égal à égal, j’ai le sentiment qu’on nous manque de respect. »

Un sentiment partagé par Luigi Mulazzi, particulièrement remonté à la mi-temps et à la fin du match. « Lyon n’a pas besoin de ça pour gagner », s’exclamait-il aux abords du vestiaire des arbitres, encerclé par le service d’ordre, alors que le vice-président de l’Amiens SC sollicitait un échange avec M. Abed. Une colère noire, un coup de sang, qui s’explique aussi par l’expulsion de Khaled Adenon, moins de dix minutes plus tard pour un second avertissement logique, faisant suite à une faute plus maladroite qu’autre chose dans le rond central.

Deux visions opposées

Réduit à dix, Amiens concédait un nouveau but juste avant le retour aux vestiaires, le tout par l’intermédiaire d’un Bertrand Traoré qui avait une toute autre lecture des événements. Alors que les images du penalty polémique étaient diffusées sur l’écran présent en zone mixte, Bertrand Traoré, qui passait là pour regagner le bus lyonnais, affirmait, tout sourire aux lèvres, « qu’il y avait bien penalty » puisque Khaled Adenon « lui avait touché le talon« . « Sur le coup, il me dit même qu’il ne fait pas exprès« , ajoute l’international burkinabais.

Une version démentie par le défenseur amiénois une poignée de minutes plus tard. « Jamais de la vie, s’offusque Adenon. Je ne sais pas pourquoi il dit ça. Il n’y a pas penalty, en aucun cas je ne le touche. Il y a un ballon dans la profondeur, il tombe et d’après l’arbitre, je le touche. Pour avoir revu les images, je ne le touche pas. » Pourtant, le défenseur de 33 ans n’a pas contesté la décision sur le coup. « Sur le coup, je suis choqué. C’est pour ça que je ne proteste pas, se justifie Adenon. Comme on n’utilise pas la VAR, je n’en voyais pas l’intérêt. »

VAR ou non, Amiens a déjà concédé sept penaltys depuis le début de la saison, soit le plus haut total du championnat de France. De quoi donner de l’eau au moulin du club amiénois qui, à juste titre ou non, ne se sent pas arbitré comme les autres comme le veut l’adage.

Romain PECHON

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