Amiens SC : Oswald Tanchot ne cesse de tâtonner

Amiens SC Tanchot
Panoramic

Deuxième pire attaque de Ligue 2 et victorieux d’un seul de ses sept derniers matches de championnat, l’Amiens SC est en panne de résultat mais aussi en quête d’un fond de jeu. Constamment dans l’adaptation, Oswald Tanchot ne parvient pas à trouver la formule gagnante. Décryptage.

A quatre ou bien à cinq derrière ?

Alors que l’Amiens SC a initié un véritable sursaut courant décembre en passant en 3-4-3, avec notamment un Mickaël Alphonse libéré en partie de ses tâches défensives, Oswald Tanchot a décidé de revoir sa copie depuis la réception de Caen, le 5 février dernier. Désireux d’insuffler un nouveau souffle à son équipe, le successeur de Luka Elsner passait alors en 4-4-2 losange, installant notamment Emmanuel Lomotey devant la défense et repositionnant Alexis Blin dans un rôle de relayeur gauche pour seulement deux véritables joueurs offensifs sur le terrain (Mendoza et Odey). « J’aspire à jouer avec une défense à quatre plus souvent parce que je pense qu’on aura plus de possibilités de mettre certains en valeur comme ça, mais ça a été l’histoire d’une partie de la saison de jouer à cinq où l’on avait besoin de trouver d’autres alternatives, rappelle Tanchot. Ca nous a beaucoup servi parce qu’on a su recoller au milieu de tableau mais pour ça il faut ce joueur offensif en plus, que l’on ait des latéraux importants même à quatre, que Lomotey soit performant en sentinelle. »


Samuel Ollivier (beIN Sports) : « L’Amiens SC n’a pas su s’adapter à la Ligue 2 »

Résultat des courses, deux matches nuls et une défaite et surtout zéro but marqué. « Ca doit intéresser tout le monde de marquer, répond le coach de l’ASC. On pousse Alexis à dépasser ses fonctions pour le faire, il s’est crée des occasions, il a marqué. Les milieux doivent se projeter, les latéraux doivent dépasser leurs fonctions, les défenseurs ne doivent pas se priver d’être décisifs sur coups de pied arrêtés. Ils ont la qualité dans le domaine aérien pour le faire. » Le problème est qu’Amiens est également extrêmement défaillant dans ce secteur, exception faite des deux buts inscrits sur coups de pied arrêtés lors de la déroute face au Paris FC (4-2) le mois dernier. Surtout, c’est le manque d’occasions franches qui saute aux yeux, qu’importe le système de jeu utilisé ces derniers temps. Avant même le recours au 4-4-2 losange, Amiens existait offensivement sur des éclairs de génie de Steven Mendoza ou Arnaud Lusamba ou bien l’abnégation de Mickaël Alphonse dans son couloir.


Un collectif bien trop friable

La conclusion est finalement assez simple: l’Amiens SC dispose d’un arsenal offensif bien trop léger pour espérer déstabiliser des adversaires souvent bien en place. La faute aussi à un cruel manque de percussion dans les couloirs, Amiens jouant sans véritable ailier depuis de (trop) longues semaines. Hasard ou non, c’est finalement avec deux vrais joueurs de côté que l’ASC a proposé un timide sursaut face à Sochaux, en fin de match, la semaine dernière. De quoi envisager plus souvent le recours au 4-2-3-1 ? « C’est une option, une possibilité, mais il faut aussi que l’on soit efficaces. Les organisations sont faites pour être animées, déformées, destructurées, rappelle Oswald Tanchot. Le 4-2-3-1 a été intéressant mais parce qu’on récupérait le ballon beaucoup plus haut et on était beaucoup plus en mouvement, même si je regrette qu’il y ait eu des passes compliquées durant cette domination alors que le jeu demande parfois simplicité, mouvement, une bonne prise de balle. Parfois, trouver une bonne option de passe est compliquée parce que les intentions, les demandes des joueurs sont parfois illisibles. »


Amiens SC : Oswald Tanchot et les 400 minutes sans marquer

Quoi qu’il en soit et qu’importe le schéma tactique, il est clair qu’Oswald Tanchot n’a toujours pas trouvé le bon équilibre. « Au-delà de tout ça, le problème est qu’il n’y a toujours pas de collectif six mois après le début de la saison, assène Romain Pechon, rédacteur en chef du 11 Amiénois. On va constamment nous rappeler que l’ASC repartait de zéro après cette descente, que la reconstruction était inévitable. Néanmoins, celle-ci doit en principe s’accompagner d’une reconstruction au fil de la saison. Là, ce n’est pas du tout le cas. Il y a juste une embellie, une parenthèse de neuf matches, entre décembre et début janvier, mais cette équipe n’a finalement pas avancé dans son expression collective. » Un terrible constat d’échec pour la direction sportive que les ajustements tactiques incessants d’Oswald Tanchot ne parviennent pas à combler. La faute à un effectif toujours déséquilibré même après un mercato d’hiver pourtant sujet aux ajustements.

La Rédaction

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Belami
Belami
1 mois il y a

ou Oswald Taton ne cesse de tanchonner !

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