Amiens SC : Prince Gouano, un symbole à lui seul

Si souverain l’an dernier, Prince Gouano symbolise à lui seul une formation picarde bien plus fébrile et particulièrement moins chanceuse en ce moment. Leader de la quatrième défense du championnat la saison passée, le capitaine amiénois est aujourd’hui en proie au doute.

Gouano malheureux, Amiens malchanceux

Nul doute que Prince Gouano se serait bien passé de ce rôle d’acteur principal de la huitième défaite en championnat de l’Amiens SC, samedi soir. Alors que son équipe avait réalisé une entame de match très cohérente, l’ancien pensionnaire du centre de formation du Havre a donné un sacré coup de pouce à Nice en leur offrant l’ouverture du score. Sur un centre anodin de Maolida, Gouano plaçait une tête malvenue qui terminait sa course dans le but de Régis Gurtner. « C’est un manque de réussite. Toutes les choses ne s’expliquent pas, confiait à chaud Alexis Blin, samedi soir. Il faut mettre plus d’implication dans le dernier geste, dans le geste défensif. »

Or, Prince Gouano était-il en pleine possession de ses moyens sur cette action ? La question mérite d’être posée. Évacué hors du terrain après un choc dans les airs avec son propre gardien quelques instants plus tôt, le défenseur central de l’Amiens SC était semble-t-il touché à la hanche et peut-être même désorienté. D’autant que la perte de balle dans sa propre surface contre Cyprien quelques instants plus tard semble donner encore un peu plus de poids à cette thèse. Revenu des vestiaires cinq minutes avant ses coéquipiers, le capitaine de l’ASC effectuait même un test afin de jauger sa faculté à disputer le second acte.

Quoi qu’il en soit, aucun Amiénois ne souhaitait accabler Gouano à l’issue de la rencontre. À commencer par Jean-Marie Stéphanopoli, l’entraîneur adjoint de l’ASC : « Ce n’est pas Prince plus qu’un autre. On prend un but contré dans un premier temps et détourné dans un second temps, cela fait partie du football. Nous sommes un collectif et normalement, les erreurs de chacun doivent être rattrapées par les autres. Il faut qu’on retourne cette situation pour qu’elle soit favorable à l’avenir. Il faut donc s’accrocher ensemble à quelque chose qui est simple, le maintien. »

Pour autant, Amiens n’atteindra pas son objectif sans retrouver un grand Prince Gouano. Et après avoir traversé une zone de turbulence l’été dernier, le navire amiénois repose aujourd’hui sur son capitaine, actuellement dans le brouillard et encore à la recherche du cap à suivre.

Romain PECHON

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