Débouté par le juge des référés du Conseil d’Etat, l’Amiens SC a pris acte de cette décision et accepté son sort, à savoir jouer la saison prochaine en Ligue 2. Après un combat juridique long de deux mois, le club picard pouvait-il faire autrement ? Réponse. 

Publicité


Une décision finale incontestable

Malgré l’espoir suscité par la première ordonnance rendue par le juge des référés du Conseil d’Etat, suspendant la relégation de l’Amiens SC et demandant à la Ligue de revoir le format de la Ligue 1 pour la saison 2020/2021, le club picard a finalement été débouté dans un second temps par cette même juridiction. Une finalité qui peut surprendre au premier abord mais qui n’a rien d’incongru selon Bertrand Dacosta, le juge des référés en charge de ce dossier : « L’affaire d’Amiens et de Toulouse donne l’impression qu’il y a des recours possibles uniquement parce que dans l’ordonnance que j’ai rendue, je n’ai pas dit « C’est noir ou c’est blanc » , j’ai dit simplement « Réexaminez la situation. » Si j’avais rejeté purement et simplement la requête, ça aurait été terminé. »

Publicité


Ce qui s’est donc passé lors du deuxième recours en référé-suspensif déposé par l’Amiens SC au début du mois de juillet, suite au nouveau vote de l’Assemblée générale de la Ligue réfutant l’hypothèse d’une Ligue 1 à 22, une décision débouchant donc sur la relégation de la formation entraînée par Luka Elsner. Fort de la prolongation pour quatre saisons de la convention liant la LFP à la FFF, les instances dirigeantes du football français ont finalement eu raison de l’abnégation du club picard. Une issue d’autant plus douloureuse qu’elle s’avère ferme et définitive. « Aucune juridiction n’intervient après le Conseil d’État, rappelle Bertrand Dacosta. Il n’y a pas d’appel au niveau européen, ni devant la Cour de justice, ni devant aucune autre. »

Publicité


Désormais, c’est par le biais de la procédure au fond, dont la décision peut intervenir dans six mois, un an voire même dix-huit mois, que l’Amiens SC va tenter d’obtenir gain de cause devant la formation collégiale du Conseil d’Etat. Une nouvelle bataille dont l’enjeu n’est plus la réintégration en Ligue 1 mais uniquement un dédommagement financier au regard de la « perte de chance » induite par l’arrêt prématuré et inattendu de la saison 2019/2020. 

La Rédaction (avec So Foot)

A lire aussi : 

L’Amiens SC a perdu une première bataille

Amiens SC : Gaël Kakuta, vers une très bonne opération financière ?

Vous souhaitez signaler une coquille ou une inexactitude dans cet article, un contenu illicite ou inapproprié en commentaire ? Ecrivez-nous !
S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments