Amiens SC : Une baisse de salaires des joueurs ?

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Confronté à la défaillance de Mediapro, qui devait irriguer les clubs de plus de 800 millions d’euros par saison, et déjà fragilisé par les conséquences économiques de la crise sanitaire, le football français traverse une véritable zone de turbulences qui pourrait bien avoir des conséquences sur la rémunération des principaux acteurs : les joueurs. Explications et décryptage de la situation à l’Amiens SC.

Mediapro et le Covid mettent le foot français face à ses responsabilités

Le monde du football est-il en marche vers la régulation contrainte et forcée de son mode de fonctionnement ? Longtemps annoncée, l’explosion de la bulle spéculative autour du football européen est peut-être bien sur le point d’intervenir. Et tout pourrait bien démarrer en France, où la faillite de Mediapro pourrait bien accélérer le mouvement. Vainqueur en mai 2018 de l’appel d’offres des droits TV pour la diffusion du football français entre 2020 et 2024, le groupe sino-catalan devait verser un peu plus de 800 millions d’euros, chaque saison, pour 16 des 20 rencontres de Ligue 1 et de Ligue 2. Or, moins de six mois après son arrivée dans le paysage hexagonal, le groupe à la tête de la chaine Téléfoot est déjà sur le départ, faute de liquidités pour honorer ses engagements.

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Une situation qui fragilise tout l’écosystème du football français, extrêmement dépendant des droits TV, et qui a poussé Jean-Marc Mickeler, le président de la Direction Nationale de Contrôle de Gestion (DNCG) – l’organe de régulation des comptes des clubs de football professionnels – a évoquer dans les colonnes du quotidien l’Equipe la nécessité « d’une réduction drastique de la masse salariale » à hauteur « de 30% » pour « revenir à une forme d’équilibre économique« , tandis que « les pertes en Ligue 1 seront proches de 800 millions d’euros« . Parmi les plus fragilisés par la situation, le club de Bordeaux a – à titre d’exemple – mis en place un plan de sauvegarde de l’emploi qui devrait entraîner le licenciement d’une vingtaine de salariés courant 2021.

Les joueurs, véritable variable d’ajustement pour l’Amiens SC ?

Dès lors, la question d’un effort collectif, à commencer par les joueurs – principale source de dépenses d’un club – est plus que jamais compréhensible dans le contexte actuel. « On n’a pas parlé des salaires entre staffs et joueurs, mais je pense que les joueurs vont devoir avoir une prise de conscience de l’écosystème dans lequel ils sont et l’environnement qui est en train de changer parce que les droits télés, les stades vides, le Covid, avance Oswald Tanchot. Les grands joueurs ne seront peut-être pas impactés par des baisses de salaire, mais tout le reste, ça risque de changer. Est-ce plus mal ? Je ne suis pas sûr. » Régulièrement critique à propos de l’évolution de l’écosystème du football, à commencer par la multiplication des mouvements en période de mercato, le coach de l’ASC n’est donc pas opposé à une régulation des salaires pendant la crise.

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Mais qu’en est-il de ses joueurs ? « Pour l’instant, on n’a pas beaucoup d’infos, confie Mickaël Alphonse. Je ne sais pas si les clubs de Ligue 2 seront les plus impactés, mais je pense qu’il y a encore plus à s’inquiéter au-dessus. Pour le coup, je n’ai pas assez d’infos pour m’exprimer sur le sujet. » Le défenseur de l’Amiens SC en saura peut-être plus dans les prochaines heures, une délégation de présidents de clubs, composée de Jean-Pierre Caillot (Reims), Jean-Michel Aulas (Lyon), Marc Keller (Strasbourg), Loïc Féry (Lorient) et Christian Leca (AC Ajaccio) étant en charge de lancer les négociations avec l’Union Nationale des Footballeurs Professionnels (UNFP), le syndicat des joueurs, à partir de ce mardi. Reste à savoir si un accord collectif sera en mesure d’être trouvé.

En attendant, le sujet n’est pas d’actualité à l’Amiens SC, qui s’est voulu précautionneux ces derniers mois en se séparant d’une bonne partie de ses plus gros salaires et en limitant ses investissements pour éviter de se retrouver en difficulté si la crise était amenée à durer dans le temps. Une gestion de « bons pères de famille » qui s’avère plus que jamais utile aujourd’hui.

Romain PECHON

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cyril hedin
cyril hedin
8 jours il y a

oui ces vrai trop payé des branleurs il devrait distribué aux pauvres la misére ces pas fini avec la crise sanitaire on vas en chierchcopain

bb
bb
8 jours il y a

il serait temps de tout remettre à plat et, endiguer les gros revenu disproportionnés?

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