Prêté à l’Amiens SC par le club italien de Bologne, Arturo Calabresi a fait le choix de rester en France au moment où la crise du Covid-19 a nécessité l’arrêt des championnats européens. Le défenseur a justifié son choix dans une interview accordée à nos confrères de France Football. Morceaux choisis. 

Une inquiétude précoce

« Nous devions recevoir Angers, le 14 mars, mais la veille le match a été annulé et, dans la foulée, les entraînements ont été suspendus. Pour être honnête, cela ne m’a pas pris de cours. En voyant ce qui se passait en Italie, je disais à mes coéquipiers : « les gars, c’est terrible ce qui est en train de se passer, j’ai peur que nous y soyions confrontés rapidement. » Je ne me suis malheureusement pas trompé. Maintenant, et vu la gravité de la situation, il faut que nous gardions tous une attitude responsable. Quand je pense à la vie de nos aïeux qui ont connu les périodes de guerre et sont partis combattre, nous, notre sacrifice, c’est juste de rester sur notre divan ! Mais c’est ce qui permettra de freiner la pandémie. »

Un retour en Italie inenvisageable 

« En rentrant à Rome, ma ville natale, j’aurais pu potentiellement mettre la santé de mes proches en danger. Il n’en était pas question. Vous imaginez les risques que j’aurais fait courir aux autres, à mes proches ? Nous, joueurs professionnels, sommes en excellente condition physique. Ce qui ne veut pas dire que nous ne risquons pas d’attraper et de transmettre le virus. J’ai été choqué en voyant aux informations tous ces gens, tant en Italie qu’en France, prendre d’assaut les trains au moment où les gouvernements annonçaient les restrictions de circulation. Ils n’ont fait que propager plus vite le virus ! »

Confiné à Amiens avec sa compagne

« Je suis dans mon appartement d’Amiens avec ma fiancée. Pas question de transgresser, il faut respecter le confinement à la lettre ! Les sorties, les activités en plein air, on aura toute notre vie pour en profiter. Là, place à la lecture, aux DVD et, bien sûr, aux coups de fil à la famille en Italie. Le 17 mars, j’ai fêté mon anniversaire avec mes amis à distance grâce au téléphone. Un anniversaire 2.0 quoi ! Plus sérieusement, ce n’est pas surhumain ce que nous demandent les médecins et les autorités : rester chez nous. »

Source : France Football

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