A la fois malheureux sur le deuxième but marseillais et à l’origine de la récupération amenant l’égalisation amiénoise en fin de partie, Aurélien Chedjou est le parfait symbole d’une équipe d’Amiens qui s’est fait très peur avant d’afficher une excellente réaction pour accrocher l’Olympique de Marseille (2-2). Entretien.

Aurélien Chedjou, c’est une sacrée performance de revenir de 2-0 à 2-2…

Oui, mais ça aurait été mieux de le faire quand on était à 0-0. Vu la situation dans laquelle on est, il fallait qu’on le fasse avant, mais on ne va pas cracher sur le point pris.

Cela vous laisse donc des regrets ?

Bien sûr ! Si on attaque le match comme on a joué les vingt dernières minutes, je suis sûr que l’on a un autre résultat. Après il y a des faits de jeu que l’on ne maîtrise pas. Je pense que sur le penalty, ils doivent se retrouver à dix parce que Amavi découpe ! Je demande à l’arbitre, et il me dit que Serhou Guirassy ne va pas vers le but. Qu’est-ce qui ne va pas vers le but s’il est dans la surface de réparation ? Il n’est pas défenseur mais attaquant !

Le plus gros regret reste sans doute le premier but, pris dans le temps additionnel d’une première période pas si mauvaise…

C’est l’histoire de notre saison, les moments-clés où l’on prend des buts, juste avant la mi-temps ou au retour des vestiaires. A nous de gommer tout ça pour être vraiment concentrés sur ces moments-là. Je pense que si on gomme ça, on peut vraiment faire quelque chose de bien. Je me répète semaine après semaine mais appuyons-nous dessus pour battre Angers à domicile. Je l’ai dit dans le vestiaire, ça ne servira à rien de faire un bon résultat à Marseille et de ne pas gagner à domicile. Personne ne croit en nous, donc autant se lâcher et prendre le maximum de points.

Croyez-vous enfin à un déclic ?

Celui qui n’y croit pas, il peut dire au président et au coach qu’il n’y croit pas, parce que nous on avance. Aujourd’hui, tout le vestiaire est à fond derrière le coach, croit qu’on en est capables et on l’a montré ce soir. Jusqu’à la dernière minute on l’a montré. Maintenant, ça ne suffit pas de parler ou attendre d’être dans une mauvaise position pour faire ce que l’on a fait. Il faut vraiment ne pas avoir de regrets, donner tout ce que l’on peut donner et on verra ce qu’il se passera.

Avez-vous conscience d’être une équipe exaspérante, capable du meilleur comme du pire ?

Je suis d’accord avec vous. J’ai regardé les images du match contre Metz, et j’avais honte de les voir. Aujourd’hui, je vois une équipe qui, menée 2-0 au Vélodrome contre Marseille qui joue une place européenne, parvient à revenir. C’est quelque chose d’assez fort.

Propos recueillis par notre envoyé spécial Romain PECHON

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1 COMMENTAIRE

  1. Des paroles, et toujours des paroles et des regrets… Chedjou fait des copier-coller de ses commentaires précédents. « Il faut qu’on s’en serve… A nous de faire faire ceci, à nous de faire cela… On aurait dû commencer le match comme on a joué les 20 dernières., à nous de mettre la même intensité.. » .. C’est chaque fois pareil. Va t il seulemt repenser à ses belles paroles au commencement du match contre Angers samedi prochain ? Bien sûr que c’est une belle perf le résultat au vélodrome, bravo les gars, mais ça sert à quoi si c’est pour perdre ou faire encore nul à Amiens samedi prochain ?
    Il faut faire 10 matches identiques maintenant, même encore mieux car il faut faire ça de la 1ere à la 95eme.
    Samedi, il faudra marcher sur Angers, ne pas les laisser exister, les faire douter d’entrer et les faire déjouer. Il faudra gagner !

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