S’il reconnaît que l’Amiens SC n’a pas livré le match qu’il aurait fallu face à Toulouse, Aurélien Chedjou regrette la vive réaction des supporters et assure que Luka Elsner conserve le soutien de ses joueurs. Entretien. 

Aurélien Chedjou, Amiens était trop faible pour battre la lanterne rouge ?

Il ne faut pas leur enlever ce qu’ils ont fait mais pour nous, ce sont deux points de perdus. On n’a pas fait tout ce qu’il fallait faire et on a perdu deux points. Si on ne gagne pas ce genre de matches, ça devient de plus en plus compliqué.

On a senti une équipe en manque de réaction et en panne de solution…

Dans ce genre de situation, inconsciemment, on recule. Il y a un manque de confiance, une peur de mal faire parce que ça siffle à droite à gauche, ça chante en notre défaveur. Ce sont les explications que je peux avoir. On a besoin de tout le monde, de tout le public, de toutes les forces vives d’Amiens pour sortir le club de cette impasse.

L’enjeu du match vous a-t-il crispés ?

Je ne pense pas. On sait pourquoi on joue, malheureusement, ça ne tourne pas en notre faveur. A nous de forcer la décision, de ne pas baisser les bras pour pouvoir sortir de là. Si on lâche maintenant, ce n’est vraiment pas professionnel de notre part. On est là, on sait que c’est difficile, on est les premiers déçus quand le match est terminé. On ne peut clairement pas être là où l’on est aujourd’hui. Il y a une réalité mais on ne va pas lâcher pour être bien en fin de saison.

Comment réagissez-vous au message des supporters qui ont appelé à la démission de l’entraîneur ?

On est derrière notre entraîneur. Je pense que c’est l’homme de la situation. Il a montré de belles choses, on a montré de bonnes choses en début de saison. Ce n’est pas maintenant que ça va moins bien qu’il faut lui tirer dessus. Ce sont nous les premiers acteurs sur le terrain, il faut nous tirer dessus. J’assume, on n’est pas bons ! Le coach et tout le staff cherchent la solution. Je suis sûr qu’ils ne vont pas dormir, comme nous tous d’ailleurs. Mais une fois encore, on a besoin de tout le monde, et chanter pour sa démission ne fera pas en sorte que l’équipe joue mieux, mais je peux vous rassurer, on a des qualités, confiance en nous. Il ne suffit pas de le dire, il faut travailler. Il y a beaucoup de pessimistes, ça c’est clair et la situation fait qu’il y en a de plus en plus, mais ça rendra encore plus jouissif le fait de réussir tous ensemble.

Comprenez-vous leur impatience ?

Bien sûr que je la comprends ! Ce serait malhonnête que de dire l’inverse. Je sais ce qu’est le football, Dieu merci, j’ai eu des hauts et des bas, mais je sais ce que c’est. Je peux leur donner raison parce qu’ils en ont marre, on ne produit pas ce qu’ils aimeraient, mais je peux vous assurer que du côté des joueurs, on donne tout ce que l’on a. Je suis certain que ce n’est pas en chantant à la démission que l’on avancera. En tout cas, on est conscients de la situation. J’en avais parlé à Brest avec certains supporters, je vous en parle aujourd’hui, je ne me cache pas. On est conscients de la situation dans laquelle on est, mais que dire de plus ? On va travailler, se retrousser les manches, faire profil bas et on partira de très bas pour remonter, j’en suis sûr.

Est-ce que l’on n’attendait finalement pas trop de ce match ?

On attendait beaucoup parce qu’on affrontait le dernier du championnat. C’est un concurrent pour le maintien, malheureusement on n’a pas pris les points qu’il fallait et on est tous déçus aujourd’hui.

Propos recueillis par Romain PECHON

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1 COMMENTAIRE

  1. Ça fait 3 mois que les supporters sifflent l’equipe et demandent la tête de l’entraîneur?

    On est dans l’impasse, les supporters, il n’y a plus qu’un levier: envoyer une lettre à France Football :
    « Svp, traitez les joueurs de l’ASC de chèvres, vous êtes notre dernier espoir !! »

    La réalité, c’est que chaque saison des équipes fournissent des efforts, y croient jusqu’au bout et descendent car elles sont trop faibles. C’est le jeu. On est pas en NBA.

    Il arrivera ce qu’il arrivera mais les supporters seront au dernier rang des responsables.

    2e réalité : Les supporters étaient là avant Joannin, Williams, Élsner et les joueurs et les supporters seront eux toujours là après pour suivre le club, même s’ils sifflent aijourd’hui.

    Les supporters ont connu la chute de leur club de coeur, pas les joueurs, eux finiront par partir…

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