Alors que l’AC Amiens connaît un début de saison particulièrement difficile, avec cinq défaites en autant de journées de championnat, le club des quartiers nord va tenter de signer son premier succès depuis son déménagement à Moulonguet, ce samedi en coupe de France contre Vimy. Un changement de stade qu’il faut encore digérer selon Azouz Hamdane, l’entraîneur du club.

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Moulonguet, un des facteurs

« L’analyse est toujours multifactorielle au moment d’expliquer notre mauvais début de saison. D’abord, c’est de la faute des joueurs, du staff, de nous l’équipe. Parce que je rappelle qu’on n’a pas non plus gagné à l’extérieur depuis le début de saison. Maintenant, on n’a joué que 5 matches, il reste 21 journées et on a déjà perdu plus que 5 matches dans une saison, on a même parfois perdu plus du double. Cela ne doit pas nous empêcher de nous projeter. Maintenant, sans vouloir passer pour une pleureuse, la pelouse est également une des raisons. On ne se sent pas chez nous à Moulonguet, même si c’est à Amiens, on se retrouve trimballé d’un stade à un autre. C’est froid, alors qu’on avait l’habitude d’une atmosphère particulière, chaude et unique à Jean-Bouin. La pelouse est également lourde pour les joueurs, mais je ne vais pas me plaindre je peux aussi déployer mon projet de jeu à Moulonguet. »

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Le sportif mais pas que…

« J’ai dit à mes joueurs à la mi-temps à Chantilly que ça allait prendre du temps. Le président l’a bien compris aussi, il ne faut pas faire n’importe quoi. Aussi, l’AC Amiens n’est pas un club comme un autre. Il n’y a pas que les résultats qui comptent. Il ne faut pas oublier l’histoire particulière de ce club. En National 2, on avait un peu perdu notre identité de jeu, c’est pour ça que nous sommes redescendus. Là depuis trois ans, on se reconstruit progressivement, en recrutant local, en ayant les meilleurs joueurs du coin après l’Amiens SC. On a une belle génération de 2001 et 2002 qui joue actuellement en équipe réserve et qui doit être l’avenir du club. Et même si le début de saison est difficile d’un point de vue sportif, avec des résultats qu’on espérait meilleurs, on a retrouvé notre identité, ce qui fait l’essence même de ce club depuis les années 1960. Je suis fier qu’avec Rachid (Hamdane, ndlr : son frère président), on ait pris le relais de nos prédécesseurs et qu’on perpétue la tradition de ce club. »

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Propos recueillis par Romain PECHON

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