Belkacem Zobiri (AC Amiens) : « J’aurais aimé rester mais… »

Zobiri

Entretien Le11 – Après une saison dans le staff technique d’Azouz Hamdane, Belkacem Zobiri a décidé de ne pas rempiler pour une saison supplémentaire avec l’AC Amiens. Désireux de franchir un nouveau cap, l’ancien attaquant se confie sur ses projets d’avenir. 

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Pour quelles raisons avez-vous décidé de quitter l’AC Amiens ?

J’arrivais en fin de contrat et on n’a pas réussi à tomber d’accord sur le plan contractuel par rapport l’évolution que je voulais avoir. Finalement, mon choix a été fait selon trois paramètres : le financier, les perspectives d’évolution et le familial. Ce n’est pas que je ne prenais pas de plaisir, au contraire, j’en ai pris énormément cette saison, j’aurais aimé rester mais dans de meilleures conditions.

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Partez-vous avec une pointe d’amertume, des regrets ?

Bien sûr ! Je venais pour épauler le staff technique, on a réalisé un travail de qualité et je tiens à remercier Azouz pour la confiance qu’il m’a donnée. Je pense avoir répondu aux attentes et aux exigences. Il y a de l’amertume parce que je n’ai pas pu aller au bout du projet.

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Comprenez-vous le fait que certaines personnes au sein du club s’étonnent de votre décision prise assez tardivement ?

Je suis déçu parce que j’ai toujours tout donné pour le club, j’ai été le plus honnête possible avec tout le monde. Moi-même, à la fin de mon contrat, je ne savais pas ce que j’allais faire ! C’est un choix pris conjointement avec ma famille. Jusqu’à la fin de saison, je ne savais pas que j’allais partir. Dès que j’ai pesé le pour et le contre, on a pris la décision de partir.

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Quel souvenir garderez-vous de cette première saison dans un staff technique ? 

On n’a pas fait une mauvaise saison parce qu’on est reparti sur un nouveau cycle de joueurs. On a retrouvé les valeurs morales et techniques du club au niveau du jeu. Je pense que les gens qui sont venus au stade cette année ont pris plus de plaisir que les deux dernières saisons en N2. C’est une bonne saison, et on ne va pas enlever le mérite à Saint-Quentin qui a été meilleur que nous. Le club va s’appuyer sur tout ça pour repartir de l’avant, je l’espère remonter et retrouver la place qu’il mérite.

D’un point de vue personnel, qu’allez-vous retenir de cette saison dans l’apprentissage de ce nouveau métier ?

Ça a été une année enrichissante. J’ai été éducateur au club pendant les quatre dernières années mais je pense que j’ai plus appris cette saison que les quatre ou cinq dernières réunies. On a affaire à d’autres problématiques, la qualité des joueurs est supérieure. C’était une année excitante et passionnante. J’ai pris énormément de plaisir à venir à chaque entraînement et je ne garde que du positif. Ça m’a conforté dans l’idée que j’ai envie de faire ça.

C’est le moment de franchir un palier. C’est une certaine manière de me mettre en danger et d’avancer.

De quoi va être fait votre avenir ?

Pour être concret, je vais sûrement faire le choix de me rapprocher de ma famille. Il n’y a rien de fait pour le moment.

Plutôt en tant que numéro 1 ou numéro 2 ? 

Toute équipe qui me permettra d’évoluer et me permettra de continuer à progresser dans le coaching est une option. Être numéro 2 dans une équipe de N2, pourquoi pas, mais j’aimerais bien être numéro 1, même dans un plus petit club, et essayer de construire un projet.

L’ambition première est donc de voler de vos propres ailes ?

Tout est possible. C’est le moment de franchir un palier. C’est une certaine manière de me mettre en danger et d’avancer.

Tous propos recueillis par Romain PECHON

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