Bernard Joannin : « Même s’il n’y a pas de recrue, je pense que l’équipe peut se maintenir »

Interrogé lors de la cérémonie des vœux qui a eu lieu ce lundi au stade Crédit Agricole la Licorne, le président de l’Amiens SC a fait le point sur le mercato, notamment à propos du dossier Kakuta.

On se penche désormais sur la deuxième partie de saison, nous sommes en plein mercato d’hiver, comment voyez-vous les choses à cet instant ?

Il ne vous a pas échappé que je suis un optimiste dans la vie. Non pas un optimiste délirant, mais un optimiste parce que je sais le travail que toutes mes équipes font. Et je pense qu’un jour, le travail paie. Donc j’ai plutôt l’impression que nous allons faire une bonne deuxième partie de saison. Je vais précéder vos questions, je sais que vous allez vouloir parler du mercato, et je ne vais pas vous dire plus que ce que vous en savez. Bien sûr que nous avons contacté Gaël Kakuta, bien sûr qu’il a envie de venir à l’Amiens SC et bien sûr que le Rayo Vallecano veut beaucoup d’argent.

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Est-ce que le maintien dépend de ce qu’il va se passer au mercato ?

Non, le maintien dépend de la qualité que va donner notre équipe actuelle sur la deuxième partie de saison. Les recrues bonifieront cette équipe, mais je dirais quand même que je crois beaucoup en l’équipe actuelle. Je vais vous étonner, mais même s’il n’y avait pas de recrue, je pense qu’elle arriverait à se maintenir. Mais avec des recrues de qualité, c’est encore mieux.

Vous sentez une évolution à travers cette cérémonie et les années qui passent ? Qu’est-ce qui a changé ?

Il y a beaucoup plus de participants chaque année, la qualité est également meilleure. Je parle de qualité de prestation culinaire, le traiteur fait des efforts conséquents, et il y a cet esprit familial que je prône depuis des années, que j’essaie avec Louis (Luigi), mon président délégué, de construire. Je vois que la mayonnaise prend, et que pour les gens, le club est leur deuxième famille. On n’est pas dans le business, on est dans une aventure humaine. Des gens d’Amiens ont décidé de prendre le projet du club et de le construire ensemble. Et petit à petit, il se construit.

Il y a urgence à ce que les joueurs arrivent tôt durant ce mercato ?

Bien sûr. On essaie toujours de faire en sorte que les dossiers avancent le plus rapidement possible, mais il faut avoir du respect pour les clubs à qui on demande ces joueurs, et il y a des négociations à mener. Quand vous en faites, vous savez quand elles commencent, mais vous ignorez quand elles se terminent.

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Le statut d’Amiens a changé depuis quelques années. Est-ce que dans cette période de mercato, Amiens doit ruser ?

Non, on ne ruse pas. On explique qu’on est un club à moyens modestes. On est prêt à faire les efforts, mais pas au-delà de ce dont on est capable.

Amiens se fait plus respecter dans les négociations aujourd’hui ?

On l’a toujours été parce que nous sommes des gens qui payons bien, car quand on dit quelque chose, on le fait. Ce sont des valeurs que l’on possède et on a toujours été respecté. C’est, au contraire, au niveau des joueurs qui ne voulaient pas venir à Amiens avant, qui maintenant sont intéressés.

Le cas Ganso ne vous a pas refroidi de choisir une star ? 

Non, Ganso n’est pas un échec. C’est plus le jeu de Paolo qui ne s’est pas adapté à ce que le coach voulait. Mais ça, dans le recrutement, ça arrive à tous les clubs. Ce n’est pas le premier, ce ne sera pas le dernier. Je suis fier d’avoir tenté ça, d’avoir réussi à le faire venir sur Amiens avec l’aide de John (Williams). Je suis sûr qu’il s’est refait une condition physique ici et qu’il va partir et signer un très bon contrat dans un autre pays.

On doit attendre des vedettes ou des paris pour ce mercato ?

On a une équipe de huit personnes qui regarde des écrans télés en permanence pour nous détecter les talents. Qu’ils soient des vedettes ou pas, c’est la qualité des joueurs qui nous intéresse, c’est ce qu’ils démontrent sur le terrain.

Propos recueillis par Romain PECHON

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