Après une saison réussie en Régional 1 avec Chauny, Camille Poidevin a fait le choix de repartir en Régional 2, en s’engageant avec les Portugais d’Amiens, pour retrouver Benoît Sturbois, son mentor. Entretien.

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Camille Poidevin, pourquoi ce choix de rejoindre les Portugais d’Amiens?

C’est surtout grâce à Benoit (ndlr : Sturbois, l’entraîneur). Quand j’étais à l’AC Amiens, je l’ai côtoyé, c’est lui qui m’a intégré dans l’équipe, il m’a fait beaucoup progresser. En allant à Chauny l’été dernier j’ai voulu me faire une place de titulaire en Régional 1, ce qui s’est fait, mais je trouve que je n’ai pas énormément progressé. Je me suis dit qu’en retrouvant Benoît aux Portugais, c’était l’occasion pour poursuivre ma progression.

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C’est donc principalement sa présence qui vous fait rejoindre le club ?

Principalement, oui. Il y a aussi des joueurs que je connais bien et qui ont intégré l’équipe, comme Souhyl Ringot ou Vincent Facquier, avec qui j’ai déjà joué.

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Gardez-vous un bon souvenir de votre expérience à Chauny en Régional 1 ?

Oui ! J’ai joué à tous les niveaux, et je connais les différences. J’aurais préféré rester en R1, mais au regard de l’équipe que l’on va avoir sous Benoît, je ne me fais pas de soucis, je vais prendre du plaisir.

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Vous ne considérez donc pas ce changement de club comme un retour en arrière…

C’est ce que l’on pourrait croire, et beaucoup de monde me le dit, mais je crois au potentiel de l’équipe et au fait que je vais prendre énormément de plaisir en jouant en R2 avec eux.

Vous sortiez de plusieurs belles saisons avec Benoit à l’AC Amiens avant d’aller à Chauny…

On a été champion de R1 il y a trois ans, et on a joué en R2 il y a deux ans où c’était un peu plus difficile. J’avais fait une bonne saison sur le plan personnel mais j’avais voulu quitter le club. Je m’entraînais tous les jours avec le groupe de la National 3 mais je ne jouais qu’en Régional 2. Donc je me suis « pourquoi pas aller en Régional 1 ? » dans l’idée d’avoir une place de titulaire et m’aguerrir pour pouvoir prétendre à nouveau jouer en N3 plus tard. Je me suis dit que j’allais gagner de l’expérience en R1 avant de revenir dans le secteur amiénois. Et c’est ce que je vais faire cette saison. Je ne me fais pas de soucis par rapport à ça.

Avez-vous eu des sollicitations d’autres clubs ?

Oui, principalement de clubs de Régional 1, mais le projet sportif des Portugais est intéressant. Cette année, j’étais sur Amiens mais j’étais licencié à Chauny, et je me suis quelques fois entraîné avec les Portugais. J’ai trouvé les entraînements assez intensifs, et on a travaillé beaucoup de choses sur le plan offensif. Étant attaquant, j’ai trouvé ça intéressant et j’ai eu l’impression de progresser. C’est ça qui me plaît ! C’est sûr que le niveau R1 est mieux que le niveau R2, mais je suis aussi dépendant des entraînements et du projet de jeu qui ne sont pas forcément portés sur l’offensive. Avec Benoit, c’est focalisé là-dessus.

Cela va être difficile de vous cacher au regard de la qualité de l’effectif…

On a un effectif bâti pour un ou deux ans pour jouer la montée. Je ne sais pas ce qui est vraiment dit, mais il faut aussi dire que le groupe est relevé. Assurer le maintien le plus rapidement possible, ce sera déjà bien. Que ce soit en R1 ou en R2, tout est difficile et rien n’est joué. Avant la saison, tout le monde affiche ses ambitions, mais c’est sur le terrain que ça se passe.

Concrètement, quel est votre poste, vous qui avez joué sur le côté à l’AC Amiens ?

Benoit me faisait plus jouer sur un côté, mais il y avait Souhyl Ringot, et il était un niveau au-dessus donc il le faisait jouer dans l’axe. J’étais jeune aussi. Maintenant, je préfère être en pointe, là où j’ai toujours joué.

A quel type de championnat vous attendez-vous ? Avez-vous le sentiment que le niveau monte ?

Un coach m’avait dit qu’entre le R3 et le R2, la différence était sur des détails, pareil entre le R2 et le R1, et la même chose entre le R1 et le N3. Plus on grimpe de niveau, plus les détails sont importants. Personnellement, je trouve que la différence entre R2 et R1 est surtout tactique, et c’est un peu plus rugueux. Mais entre R1 et N3 il y a un gros écart. Avec Chauny, on a joué contre Chantilly, et ils ont écrasé tout le monde. Ils n’ont eu qu’une défaite alors qu’ils avaient fini de N3 la saison d’avant. C’est là qu’on voit l’écart. Alors qu’avec l’AC Amiens (b), on était descendus administrativement de R1 en R2, on avait été champions de R1, et ça n’avait pas été simple. Pourtant on avait le même effectif. Ça va dépendre des équipes que l’on va jouer.

Est-ce caricatural de dire que c’est plus rugueux et qu’il y a moins de jeu ?

Ca l’est un peu, mais c’est aussi la vérité. Je ne sais pas comment ça va se passer contre les équipes du Nord à ce niveau, parce qu’avec l’AC Amiens (b), on avait surtout joué des équipes de la Somme et de l’Oise.

Tous propos recueillis par Romain PECHON et Adrien Rocher

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