Après deux saisons en Régional 2 avec les Portugais d’Amiens, Charly Delaporte a décidé de retrouver un niveau de compétition plus élevé en s’engageant avec Longueau, pensionnaire de Régional 1. Ambitieux et déterminé, le défenseur central aspire à devenir un élément important du dispositif de Sébastien Léraillé. Entretien.

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Charly Delaporte, vous pouviez faire le grand saut vers le R1 l’an dernier, pourquoi le faire cette année, et pourquoi à Longueau ?

J’ai été contacté la saison précédente par Longueau et Camon, mais comme j’avais un boulot avec beaucoup de déplacements, je ne pouvais pas être présent aux trois entraînements requis au niveau DH (ndlr : Régional 1). J’ai décidé de descendre d’un niveau avec les Portugais pour pouvoir continuer à être titulaire et jouer sans forcément faire tous les entraînements. Comme je viens d’avoir un bébé, j’arrête les déplacements, et j’ai des horaires de bureau. Je peux donc m’entraîner et j’ai décidé de me lancer un nouveau challenge en tentant de conquérir le niveau DH. J’ai choisi Longueau parce que je connais Sébastien Léraillé depuis Ailly-sur-Somme. C’est quelqu’un que j’apprécie en tant qu’homme et entraîneur et on a décidé de travailler ensemble cette saison.

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Il va falloir se faire sa place au milieu de la concurrence…

J’ai toujours été plus ou moins mis en concurrence dans tous les clubs que j’ai faits et je m’en suis toujours plus ou moins bien sorti. Ça ne me fait pas peur. Ce sont des garçons que je connais, il n’y aura pas de problème parce que je sais que ce sera sain.

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On sent une vraie volonté de retrouver un niveau supérieur…

Je pars du principe que je joue au football pour être au plus haut niveau auquel je peux prétendre. Actuellement, c’est le R1. Ça me fait plaisir de retrouver ce niveau. J’ai vu les clubs de la poule et ça s’apparente plus à un niveau National 3 que Régional 1 face à des équipes que j’ai déjà rencontrées avec Ailly-sur-Somme.

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Gardez-vous un bon souvenir de ces deux saisons aux Portugais ?

J’ai passé deux excellentes saisons dans cette grande famille des Portugais. C’est très accueillant, convivial, avec des personnes extérieures qui viennent s’ajouter à ça et rendent tout très agréable. J’ai dit à Abilio (ndlr : le président du club des Portugais) que si la porte était toujours ouverte, je reviendrais sûrement dans son club parce que j’ai adoré.

Vous avez été un élément-clé des différents coaches là-bas…

Il y a eu Matthieu Lematte, Florian Duval, Nordine Laroussi et Benoît Sturbois. Ce sont des coaches avec qui j’ai eu un bon feeling et qui m’ont fait confiance. Ils m’ont donné des responsabilités dans les deux saisons que j’ai faites. C’est appréciable de se sentir soutenu et en confiance. J’ai essayé d’apporter mon expérience parce que je commence à en avoir.

Des Portugais à Longueau, vous allez conserver une structure familiale…

Ça fait quelques années que je suis ce club. J’ai discuté avec le président et il m’a dit que ça marchait beaucoup à l’affect dans le club et c’est ce que je recherche. J’ai passé dix ans à l’Amiens SC où c’était professionnel et très cadré, maintenant je recherche le plaisir pour passer des bons moments. En plus de ça, j’ai joué avec énormément de joueurs de cet effectif, c’est d’autant plus appréciable.

Vous avez parlé du coach, est-ce que ça a vraiment fait pencher la balance ?

C’est sûr que ça a joué dans ma décision, mais je n’ai pas été recontacté par Camon cet été. Je marche sur le principe qu’il faut que l’on me veuille pour que j’y aille. A partir de là, le choix s’est vite fait. On a toujours gardé de bons contacts avec Sébastien et c’est vrai que ça a aidé.

Quelles sont vos ambitions pour la saison à venir ?

J’ai un tempérament ambitieux donc je veux jouer les premiers rôles, mais ce serait peut-être trop présomptueux dans le sens où le championnat sera relevé. Il faudra obtenir le maintien le plus rapidement possible pour jouer plus sereinement par la suite. Sur le plan personnel, je veux faire une bonne préparation physique et ensuite trouver ma place rapidement au sein de l’équipe pour gagner du temps de jeu et m’imposer.

Il va falloir également vous remettre dans le bain avec le rythme de trois entraînements par semaine…

Ça va être différent parce que j’ai changé de métier et je vais pouvoir m’entraîner mais ça ne me fait pas peur. Depuis l’âge de six ans j’ai des entraînements réguliers, je connais ça, j’aime ça. J’ai hâte.

Tous propos recueillis par Romain PECHON avec Adrien ROCHER

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