Dans une véritable crise de résultats, l’Amiens SC aura fort à faire contre le Paris Saint-Germain, leader incontesté du championnat de France, ce samedi. Pour autant, Christophe Jallet a envie de s’engouffrer dans la moindre brèche pour créer l’exploit. Entretien.

Christophe Jallet, ce n’est pas tous les jours que l’on affronte une équipe européenne…

Et surtout d’un très haut niveau européen, même si, malheureusement pour eux, ça a été difficile sur le plan européen ces dernières années. C’est un huitième-de-finaliste, et ce n’est pas tous les jours, c’est sûr.

On imagine que défendre Mbappé ou Neymar, c’est différent que d’affronter Toulouse…

Il ne faut pas se dire ça, c’est une grave erreur ! Il y a des joueurs de très grand talent à Toulouse aussi, même s’ils sont derniers. On n’a pas le droit au relâchement contre eux non plus. Evidemment, le niveau et le degré de concentration doivent être poussés à leur maximum parce que ce n’est pas une erreur qu’ils exploitent mais un quart d’erreur. On doit être vraiment au taquet à tous les niveaux si on veut espérer quelque chose parce que ça fait mal au niveau du résultat pour toutes les équipes qu’ils affrontent, que ce soit en Ligue des Champions ou en championnat. Ce sont des joueurs de très très haut niveau et ce sera à nous d’élever le nôtre si on veut espérer tirer quelque chose contre eux, demain (samedi).

Est-ce une bonne chose de rencontrer le PSG trois jours avant Dortmund ?

Franchement, je ne sais pas s’il y a un bon moment pour les jouer. Pour avoir vécu ces moments, je sais que le match avant la Ligue des Champions est très important parce que ça permet de se mettre en condition donc on est à 200%, parce qu’on a envie de se mettre au meilleur plan psychologique, mental, collectif pour être au top trois jours après. Il y a toujours ce risque de blessure qui est parfois dans un coin de la tête, mais quand on est focalisés sur l’objectif à 100%, le risque de blessure on l’a bien vite oublié.

Est-ce qu’ils ont des failles ?

Il y en a, ils ont perdu des matches contre des équipes sensiblement dans la même position que nous, comme Dijon. C’est quelque chose dont il faut s’inspirer. Dijon était mené et a réussi à les renverser, ce qui n’est pas chose aisée. A cœur vaillant, rien d’impossible, et c’est quelque chose sur lequel il faudra que l’on s’appuie en se disant que de toute façon, ce n’est pas le match où l’on se dit que l’on va prendre le plus de points. C’est du bonus donc il faut le jouer à 200%, sans complexe, en essayant de se montrer sous son meilleur jour pour réussir à les embêter et leur prendre des points.

Vous n’avez finalement aucune pression, contre Paris…

Ce n’est pas sur ce match qu’il y a une pression, c’est clair. Si on revient quinze jours en arrière, contre Toulouse, il y en avait beaucoup plus. C’est un grand match, on a tous envie de le jouer, évidemment, parce que se frotter à ce qui se fait de mieux, c’est ce pourquoi on fait du foot. En France, Paris est cet adversaire-là. C’est un match que l’on attend tous en début de saison mais dans lequel il ne faut pas se mettre trop de pression parce que ça ne sert à rien de se mettre une pression inutile pour totalement déjouer et passer à côté de notre match pour prendre une raclée comme ça arrive parfois contre eux.

Êtes-vous déjà tournés vers Strasbourg et Metz ?

Non, pas encore. Chaque chose en son temps. Je n’aime pas parler de « matchs les uns après les autres ». C’est une phrase qui ne sortira pas de ma bouche. Chaque chose en son temps, pour l’instant c’est le PSG et on a un gros match. Dans l’état d’esprit, la solidarité, le don de soi on a quelque chose à prouver. Après, peu importe le résultat, on sait qu’on a une infime chance d’y arriver, mais d’autres l’ont fait donc pourquoi pas nous ? Il y a onze joueurs contre onze, tout est permis pour nous donc il n’y a pas de soucis de ce côté-là. En fonction du résultat, de l’état d’esprit, on pourra se projeter sur les deux matches qui arrivent et qui seront forcément bien plus cruciaux pour nous que celui du PSG.

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