Christophe Pélissier : « A nous de faire le boulot »

Christophe Pélissier Amiens SC

Seizième avec deux points d’avance sur le barragiste avant un déplacement crucial à Monaco, premier non-relégable, l’Amiens SC a toujours son destin en main et pourrait même valider son maintien en cas de succès sur le Rocher, samedi soir. D’où l’optimisme martelé par son entraîneur, Christophe Pélissier.

La pression du maintien 

Il y a une boule au ventre avant le match. On a essayé de tout prévoir durant la semaine mais on ne sait pas vraiment comment ça va se passer. Les acteurs restent les joueurs. Le staff doit être protecteur, un bouclier pour les joueurs. Les ondes négatives doivent arriver sur nous. Et de notre côté, on doit montrer aux joueurs qu’on a confiance en eux.

Une avance qui s’effrite 

Je le dis depuis un moment qu’on va lutter jusqu’au bout. On est préparé à ça et on est toujours devant. Quand on ne gagne pas des matches, qu’on accumule les nuls, on avance petitement. On a désormais deux matches à préparer, on sait qu’il faudra au moins en gagner un, prendre des points et être performant.

Des difficultés offensives

A l’heure actuelle, la qualité offensive nous fait défaut pour diverses raisons mais on se doit de regarder devant. Des joueurs reviennent de blessure, d’autres ont des difficultés à s’entraîner la semaine parce qu’ils sont en difficulté physiquement. Saman (Ghoddos) a été opéré de l’appendicite, Moussa (Konaté) a une inflammation au genou et n’est pas à 100%. Toutes ces choses-là nous empêchent d’être performant à l’heure actuelle. J’ai joué quatre mois sans attaquant, c’était compliqué. Maintenant, c’est ne pas le moment de faire des constats ou des innovations tactiques. Il reste deux matches, ça va se jouer dans les têtes et la faculté à se surpasser. Et on va tout mettre en oeuvre avec le staff pour être performant sur ces deux matches.

Une première finale à Monaco 

C’est assez rigolant quand on s’aperçoit que sur l’avant-dernier match on va jouer Monaco en poursuivant le même objectif qu’eux. Cela prouve qu’une des deux équipes s’est trompée au niveau du classement. Ce sera un match très important pour les deux équipes. Les budgets n’entrent plus en compte à ce stade de la saison, c’est la hargne, l’état d’esprit qu’on va mettre, qui va faire la différence. Sur ce point, je sais que mes joueurs répondront présents.

Lutter contre la sinistrose

Il reste deux matches, tous les points sont capitaux. Maintenant, on a l’impression que tout le monde est mort dans le vestiaire et dans l’entourage du club. Regardez le classement, on est encore devant, on a des points d’avance. Positivez un peu plus ! C’est ce que j’ai demandé aux joueurs après Toulouse. Les joueurs étaient déçus et fatigués mais je me suis attelé à les remobiliser. On est devant, on n’a pas à s’occuper des autres, à nous de faire le boulot.

Une usure mentale ?

Quand on entraîne Amiens, on sait qu’on va jouer le maintien. Il faut se préparer dès le début de saison et préparer son groupe à avoir ces valeurs-là. On les a et on est encore seizièmes et maîtres de notre destin.

Propos recueillis par Romain PECHON

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