Christophe Pélissier : « Que toutes les forces s’unissent, c’est très bien »

le programme pélissier Amiens SC

Face à l’urgence de la situation, le club d’Amiens a décrété l’union sacrée en début de semaine. Conscient de l’importance des supporters dans ces moments charnières de la saison, Christophe Pélissier apprécie à sa juste valeur cette unité générale. Entretien. 

Le club a décrété l’union sacrée cette semaine. Comment avez-vous vécu cela au sein du vestiaire ?  

C’est bien que le club et les gens se mobilisent. Les gens ont connu la Ligue 1. Et là qu’on est au pied du mur, ils se disent qu’elle est peut-être en train de disparaître s’ils ne sont pas derrière l’équipe. Quand on est un vrai supporter, on supporte l’équipe quand ça va mal aussi. C’est important que tout le monde se mobilise parce qu’on est dans une période critique et charnière de la saison. Que toutes les forces s’unissent, c’est très bien.

Cela n’ajoute-t-il pas une pression supplémentaire avant un match important contre Caen ?

Ça n’ajoute pas de pression, non. On ne peut pas se plaindre que le public ne soutient pas, et là qu’il y a de l’engouement, dire que ça met la pression. Au contraire, les joueurs ont besoin de cet apport du public. Ce n’est pas de la pression, et ce n’est surtout pas une excuse, quoi qu’il arrive. Le public s’identifie à son équipe. S’il n’est pas derrière nous, c’est que sur le terrain, on n’a pas fait assez pour les amener avec nous. Avant le match, on sent qu’il y a de l’engouement, maintenant c’est à nous de tout mettre sur le terrain pour qu’il reste pendant 90 ou 95 minutes et que cela pousse les joueurs à aller prendre les trois points.

Aviez-vous un peu le sentiment que les liens s’étaient un peu distendus ces derniers temps ?

Oui, je pense que les gens avaient un peu oublié, en se disant que c’est presque normal qu’Amiens soit en Ligue 1 avec la saison de l’année dernière, et peut-être des annonces maladroites qui ont été faites en début de saison. On a cru peut-être qu’on allait jouer la première partie de tableau, alors que, quand on connaît bien le football, et qu’on regarde les effectifs qui composent la L1, on sait très bien que l’on va lutter avec sept ou huit équipes pour le maintien. On n’est pas surpris de lutter pour le maintien. Peut-être que des gens autour sont surpris, mais on savait dès le premier jour qu’on allait être dans cette optique-là.

Tous propos recueillis par Romain PECHON

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