Coupe de France : Longueau veut oublier Croix

Deux ans après son élimination contre Croix (0-7), Longueau souhaite franchir le huitième tour de Coupe de France pour la première fois de son histoire en éliminant Lannion, pensionnaire de National 3. Actuel entraîneur adjoint du club et gardien de but de l’épopée de 2016, Pierre Bourdet sait à quel point une élimination à ce stade de la compétition peut faire mal. Entretien.

Quel est l’état d’esprit au sein du vestiaire à la veille de ce 8e tour de Coupe de France ?

Ce sont des matches importants dans une saison et dans une carrière, donc tout le monde joue le jeu et est motivé par ce match. Indirectement, je pense qu’ils y pensaient aussi à Valois, et ils avaient un peu la tête à ce match, c’est logique et c’est humain. Il n’y a pas de secret, on a des joueurs intelligents qui ont un bon niveau et qui savent gérer ce genre de matches.

Est-ce le match le plus important de votre début de saison ? 

Oui, ça l’est. C’est probablement le dernier match qu’il nous reste à jouer, ce sera sans doute très compliqué de jouer la semaine prochaine. C’est un huitième tour de Coupe de France, ça peut offrir de belles perspectives. Si on se qualifie, ce sera bénéfique pour nous, mais si on ne passe pas, il nous restera le championnat et on se focalisera là-dessus. L’objectif prioritaire reste la montée.

L’enjeu principal sera de tout donner pour ne pas avoir de regret…

Exactement ! Il faut que l’on fasse notre match, que l’on n’ait aucun regret. Un match, ça peut vite basculer. Contre Abbeville, on aurait pu prendre un rouge en début de match. Contre Blois, on aurait pu en prendre un juste avant la mi-temps aussi. Le meilleur joueur de Blois était malade également. Il y a plein de petits trucs qui sont entrés en compte. Un match, ça se joue pendant 90 minutes et tout peut basculer à n’importe quel moment, autant pour nous que pour l’adversaire.

Et ainsi effacer la déception d’il y a deux ans contre Croix, au même stade de la compétition…

J’y étais, oui ! J’étais gardien et capitaine à l’époque. C’est moi qui en ait pris sept ! Il faut être réaliste, la mise au vert nous a littéralement cassés. On a dû faire sept heures de bus en moins de vingt-quatre heures ! On était parti le vendredi après-midi et on jouait le samedi en début de soirée. Mais on est des amateurs, et on a pu profiter des infrastructures de l’équipe de France, et si c’était à refaire, on le referait parce que c’était un moment mémorable. Physiquement on avait tenu une mi-temps, il y avait 0-0 et ce n’était pas cher payé parce qu’ils avaient eu beaucoup d’occasions. Et, en deuxième on a craqué physiquement et mentalement. Cela reste tout de même un très bon souvenir.

De nombreux joueurs parlent déjà d’un potentiel 32e de finale, certains affirment même que c’est l’objectif du club. Ne craignez-vous pas qu’ils se projettent un peu trop ? 

Il ne faut pas se projeter ! Il y a un match à jouer et tout peut se passer. Mais en même temps, c’est humain. Ce sont des joueurs de foot, ils regardent la L1 tous les week-ends donc si on peut tomber contre une équipe de ce championnat derrière, ce ne sera que du bonus. Mais il y a un match à passer avant et la marche est plus haute que la nôtre. Ce sera très compliqué.

Tous propos recueillis par Romain PECHON

Laisser un commentaire