Cris racistes envers Gouano : l’auteur des faits avait déjà été condamné

Prince Gouano

Alors que la garde à vue de l’auteur présumé des cris racistes à l’encontre de Prince Gouano a été prolongée, samedi soir, l’intéressé était déjà connu des services de sécurité du stade Gaston-Gérard qui l’avait fait interdire de stade (IDS) en 2017 rapporte le quotidien l’Équipe, ce dimanche matin.

Sanctionné d’une interdiction de stade en 2017

Directeur de la sécurité du club dijonnais, Alexandre Synoradzki était en première ligne vendredi soir au moment de l’interpellation de l’auteur présumé des cris racistes à l’encontre de Prince Gouano. « Un stadier était placé entre le supporter qui a proféré les cris de singe et le joueur, précise-t-il. Quand ce dernier (ndlr : Prince Gouano) a interpellé l’individu pour lui demander s’il répéterait ses insultes et qu’il l’a fait, le stadier en a été témoin et nous a prévenus. Ainsi, on l’a photographié sur nos écrans et on l’identifier et l’évacuer. »

Et celui-ci, qui affirme être membre du groupe de supporters Lingon’s Boy – qui a publié un communiqué pour condamner « de la manière la plus ferme le racisme et les discriminations sous toutes leurs formes » – était déjà connu des services de sécurité du club bourguignon pour des faits d’armes remontant à 2017. « Cet individu qui aurait entre vingt-cinq et trente ans » , rapporte l’équipe, avait été « interdit de stade pendant quarante-cinq jours en 2017, à la suite de sa participation à une bagarre entre supporters », précise le directeur de la sécurité du Dijon FCO.

Ce dernier a également tenu à rappeler que les insultes racistes dont Mario Balotelli clamait avoir été victime la saison dernière à Dijon n’ont « pas pu être corroborées, après un examen approfondi des images et le recueil de témoignages ». Cette fois-ci, les preuves sont accablantes et les témoins pour le moins nombreux. De quoi amener Synoradzki à présenter son dossier à la commission de discipline de la Ligue dès mercredi, qui ouvrira une enquête avant d’instruire le dossier sous deux a trois semaines comme l’exige le règlement de l’instance.

En ce qui concerne l’individu interpellé, si sa garde à vue a été prolongée samedi soir, une comparution immédiate n’est actuellement pas à l’ordre du jour selon une source proche du dossier.

Source : L’Équipe

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