Dijon – Amiens SC : les tops et les flops

Prince Gouano Dijon

Après le huitième match nul de l’Amiens SC acquis à Dijon (0-0), le 11 Amiénois vous livre les tops et les flops de la rédaction pour cette rencontre.

On a aimé :

Amiens préserve l’essentiel au classement

L’ASC jouait à Gaston-Gérard vendredi une première finale pour le maintien. Mais dans un match dont l’enjeu a (sans doute) pris le pas sur le jeu, Amiens a su décrocher le minimum en préservant le point du match nul. Les hommes de Christophe Pélissier conservent ainsi leur matelas confortable de sept points d’avance sur leur adversaire et huit sur Guingamp – qui a décroché un bon nul 3-3 à Strasbourg. En outre, le club picard creuse l’écart avec la lanterne rouge occupée à l’issue de cette 32ème journée par Caen (battu à d’Ornano par Angers 0-1). Journée après journée, l’Amiens SC se rapproche d’un nouveau maintien en Ligue 1.

Le 9ème clean sheet de la saison

Les Amiénois ont souffert, vendredi soir, c’est peu de le dire. Mais dans un match « sans », collectivement et dans les duels, ils ont tout de même su se montrer solidaires dans le secteur défensif. Parfois à la limite de concéder l’ouverture du score, ayant aussi profité de la maladresse de Júlio Tavares et de Naïm Sliti, Régis Gurtner – auteur d’une énième grosse prestation – et ses partenaires ont su mettre la densité et l’intensité suffisantes dans la surface de réparation pour éviter la défaite. Il sera tout de même nécessaire aux hommes de Christophe Pélissier d’élever le curseur dimanche prochain face à Nantes, s’ils veulent enchaîner un huitième match sans défaite et ainsi battre leur record d’invincibilité en Ligue 1.

L’exemplarité de la réponse de Prince Gouano face au racisme

Ce match n’était pas destiné à entrer dans le panthéon du football. Pourtant, il fera date. Alors que les injures à caractère raciste ont trop souvent tendance à être banalisées dans les stades, le défenseur central amiénois a su prendre ses responsabilités face aux cris de singe proférés à son encontre. En demandant à l’arbitre central de stopper la rencontre, il a fait ce que tout capitaine d’une équipe professionnelle devrait faire face à ce genre de comportements. Et ses déclarations d’après match, prônant le pardon, sont un modèle d’intelligence et sont la preuve d’une indéniable grandeur d’âme. Il y a quelques jours, un capitaine d’un grand club européen a, semble t-il, voulu minimiser ces mêmes insanités. Il faut croire que les grands capitaines ne sont pas forcement là où l’on pense devoir les trouver.

On n’a pas aimé :

Pas le même visage à l’extérieur

Si l’on avait un doute sur le niveau affiché par l’ASC vendredi soir, les statistiques montrent bien que les amiénois ne furent pas au niveau d’un match pourtant si important en vue du maintien. S’ils ont surtout dû leur salut à la maladresse des attaquants bourguignons et à plusieurs parades de Régis Gurtner, les hommes de Christophe Pélissier ont de nouveau montré un visage bien différent que leur dernières sorties, si convaincantes à domicile. Un second match loin de La Licorne se profile déjà pour rectifier le tir.

Le rouge qui fait tâche

Très en vue le weekend dernier face aux Verts, Eddy Gnahoré n’a pas, comme beaucoup de ses coéquipiers, su réitérer la même performance vendredi soir face à Dijon. En outre, il a écopé d’un second carton jaune, sans doute évitable, dans les arrêts de jeu pour simulation. Héritant d’une passe approximative de Steven Mendoza, il n’a su convertir cette balle de but, s’effondrant même dans la surface sans être touché par le portier bourguignon. À sa décharge, ce fait de jeu n’aurait sans doute pas dû entraîner son exclusion car son premier jaune, reçu en première mi-temps, semblait bien résulter d’une autre simulation, celle de Romain Amalfitano. Un match à vite oublier pour le joueur prêté par Palerme.

Une reprogrammation irrespectueuse pour les supporters

Que la rencontre qui devait initialement se jouer samedi soir soit finalement reprogrammée en marge des manifestations prévues l’après-midi dans la ville de Dijon, on s’y était habitué et l’on peut même le comprendre. Mais l’horaire finalement retenue, un vendredi soir à 19h montre toute la considération que les instances en tout genre peuvent avoir pour les supporters qui, tous les week-ends, se déplacent pour soutenir leur équipe favorite. Ainsi, nombre de fans amiénois ont dû annuler un déplacement, ne pouvant se libérer suffisamment tôt. Et si ce match ne s’était pas déroulé en plein milieu des vacances scolaires, le parcage visiteur du stade Gaston-Gérard aurait été encore plus dégarni…

Cédric QUIGNON (avec l’ensemble de la rédaction)

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