Crédits photo : Mohamed Boutarfa - Le 11 Amiénois

Auteur du splendide but de la qualification face à Lannion (2-1), Antoine Bouvet savourait pleinement ce nouvel exploit portant L’ESC Longueau en 32e de finale de Coupe de France pour la première fois de son histoire. Entretien.

Antoine, vous êtes le héros de tout un club avec ce splendide but… 

En coupe, il n’y a pas de place pour les petits ! Aujourd’hui, je pense qu’on est grand et qu’on ne mérite pas d’être en Régional 2. C’est le bonheur de tout un groupe et de tout un club, c’est pour nos supporters et nos proches qui nous suivent depuis le début de la saison. J’ai aussi une pensée pour tous les détracteurs qui nous ont enterré avant même le début de la saison. Cette qualification fait fermer beaucoup de bouches ! Je ne sais pas si on peut dire que je suis le héros de cette qualification. Sans un grand gardien et une grande défense, on ne serait jamais passé. J’ai marqué mais toute l’équipe s’est arrachée à dix contre onze pendant une demi-heure. Je suis fier car on n’a pas reculé, on a été de l’avant même dans la difficulté.

C’est quand même une sacrée inspiration… 

Sur l’action, ça va très vite, je reçois le ballon, je vois le gardien avancé et en deux touches de balle, je la dose pile comme il faut. La barre vient m’aider et ça fait but. C’est un bonheur personnel car je ne m’attendais pas à débuter le match. Je reviens d’une longue blessure à la cheville, qui me fait encore souffrir.

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Avant ça, le match fut difficile, il a fallu se battre chaque ballon, mettre de l’intensité dans tous les duels… 

Ils ont la possession et nous les occasions franches. Je pense que notre qualification n’est pas illogique pour autant. Contre Blois, on avait subi l’ouverture du score et on avait su faire preuve de caractère pour retourner la situation. Aujourd’hui, ça a été le scénario inverse et on aurait pu s’effondrer après l’égalisation et le carton rouge pour Arthur (Boquillon).

Vous avez quitté le terrain en larmes, c’est une sacrée émotion… 

C’est un scénario fou. Il n’y a que le football et la Coupe de France qui peuvent procurer de telles émotions. On ne se qualifie pas tous les jours pour les 32e de finale. Blois et Lannion auraient aimé être à notre place. Maintenant, il faut tirer une Ligue 1 ! Quitte à sortir, autant le faire par la grande porte. En coupe, les plus petits clubs jouent pour avoir le jeu de maillot et les clubs moyens jouent pour faire une épopée et rencontrer les grosses équipes. Pour moi, on est un club moyen et il est temps de jouer un gros pour le plus grand plaisir des supporters.

Propos recueillis par Romain PECHON

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