Fabien Reinert : « Il faut vite remettre le bleu de chauffe »

Fabien Reinert

Consultant du 11 Amiénois, Fabien Reinert était fataliste après le lourd revers de l’Amiens SC face au Paris Saint-Germain (5-0), samedi. Si le porte-parole de Tribune Nord Amiens ne s’attendait pas à grand-chose de ce déplacement, il attend désormais que son équipe rebondisse vite pour éviter que le doute s’installe dans les rangs amiénois. 

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Paris était finalement intouchable… 

On s’en doutait avant même le match et on s’en dit bien rendu compte une fois sur le terrain. Après, même quand on était en difficulté l’an dernier, Régis (Gurtner) nous sortait des arrêts exceptionnels ou la défense tenait le choc en se montrant héroïque. Là, ça n’a pas tenu parce que c’était trop fort, que ça allait trop vite et que c’était trop juste. Paris n’avait perdu aucun match depuis le début de saison, c’est un véritable OVNI dans le championnat.

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Toutefois, la manière avec laquelle cette défaite a été concédée suscite-t-elle quelques regrets ? 

Oui et non. Avec le recul, il y a ces deux premiers buts qui sont des phases arrêtées et où, effectivement, on doit sans doute mettre quelqu’un au deuxième poteau car Paris a l’habitude de jouer les corners comme ça. Il y a eu des erreurs évitables mais je ne vois pas comment on aurait pu éviter la défaite. Le score est peut-être un peu lourd, même l’entraîneur du PSG le pense. Cependant, Paris était bien au-dessus, il faut être réaliste.

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Avez-vous le sentiment qu’Amiens a livré le match qu’il fallait au niveau de l’implication et de l’état d’esprit ? 

On ne peut pas dire qu’on ait vu l’état d’esprit des braqueurs mais aujourd’hui il n’en reste plus beaucoup dans l’équipe. Quant à ceux qui restent, ils n’ont pas forcément montré qu’ils en faisaient partie. Cela s’explique-t-il par le fait de jouer Paris un samedi après-midi sur Canal, ce qui pourrait inhiber les joueurs, je ne sais pas. En tout cas, au niveau de l’état d’esprit, on remarque qu’il n’y a pas eu beaucoup de fautes et aucun carton. Avec le recul, on a peut-être manqué un peu d’engagement. Cependant, avions-nous la possibilité d’en mettre davantage face à cette équipe qui jouait peut-être un peu trop vite pour nous ? Je n’en suis pas sûr. On a peut-être été tout simplement dépassé par notre adversaire. On a aussi des absences qui sont préjudiciables comme Mendoza et Zungu.

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Après dix journées, Amiens possède la plus mauvaise défense du championnat. Cela vous inquiète-t-il ? 

Il faut quand même qu’on se pose des questions. L’an dernier, on était solide derrière et concrètement on l’est beaucoup moins aujourd’hui. Il y a forcément une explication rationnelle et je pense que le staff n’est pas dupe à ce sujet. Ce qui faisait notre force est devenue un véritable sujet d’inquiétude. On peut toujours se dire que c’est faussé parce qu’on en a pris cinq contre Paris et que tout le monde ne les a pas encore joués. On saura ça au bout du compte mais en attendant ça amène à se poser des questions. Il faut vite remettre le bleu de chauffe pour empocher des points. Il est important de vite faire une série pour se donner de l’air. Aujourd’hui, on est à la limite et c’est difficile de travailler sereinement. Les joueurs ne jouent peut-être pas totalement libérés. On savait que cette deuxième saison sera différente. Elle est difficile mais il faut se rappeler d’où l’on vient et qui on est en ne se prenant pas pour d’autres. On jouera le maintien jusqu’au bout et le championnat sera long et difficile. Il faut espérer qu’on sera 17e à la fin de la saison.

Tous propos recueillis par Romain PECHON

1 COMMENTAIRE

  1. Catastrophisme et béatitude ne sont pas de mise à mon avis. Je crois en cette équipe et en son potentiel, sachant qu’il y a 7 ou 8 nationalités différentes et qu’il faut que la sauce prenne petit à petit… Patience…

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