Fabien Reinert : « Si Amiens ne se renforce pas, le maintien sera très compromis »

@Panoramic

Consultant du 11 Amiénois, Fabien Reinert est inquiet pour l’avenir de l’Amiens SC en Ligue 1. Sans un important effort au mercato hivernal pour renforcer l’équipe, le porte-parole de Tribune Nord Amiens ne voit pas comment son équipe, relégable depuis sa défaite contre Monaco, peut s’en sortir. 

Trois jours après la claque reçue à Nîmes, Amiens a affiché un tout autre visage contre Monaco mais cela n’a pas suffi…

Même quand on domine, même quand on a la possession, il ne se passe pas grand chose dans les trente derniers mètres adverses. Tout ça est un peu stéréotypé. C’est encore plus difficile à avaler. On n’a pas la folie et la justesse pour faire la différence. L’absence d’attaquant de métier fait cruellement défaut. On a eu une multitude de centres qui n’ont jamais trouvé preneur. Sans attaquant, tu ne marques pas de but, c’est aussi simple que cela.

À vos yeux, Amiens affiche donc ses limites ?

Un joueur comme Gaël Kakuta était capable de créer le danger, de faire la différence, pour mettre les autres dans de meilleures conditions. Aujourd’hui, personne n’est capable de le faire. Thomas Monconduit tente mais il est bien trop seul. D’autres sont sur le terrain mais je ne sais pas à quoi ils servent. Ganso, il est bien gentil, il fait de beaux contrôles, mais il n’apporte pas suffisamment à cette équipe. On attend de lui qu’il fasse la différence mais il ne la fait jamais.

Alors qu’Amiens abordait une semaine cruciale pour le maintien, celle-ci est en train de virer au cauchemar. Amiens joue-t-il déjà gros à Guingamp ? 

On jouera surtout gros au mercato d’hiver ! Contre Monaco, Amiens a fait le boulot mais notre problématique est qu’on ne marque pas de but. On peut très bien faire le match identique à Guingamp et perdre encore le match. Une nouvelle fois, ce n’est pas une nouveauté, Christophe Pélissier avait prévenu tout le monde en début de saison. Il a réclamé un deuxième attaquant qu’il n’a jamais eu. La direction et la cellule de recrutement ont fait d’autres choix.

Voulez-vous dire qu’Amiens paye actuellement ce genre de désaccord stratégique ? 

Je ne sais pas. Un entraîneur est un professionnel du terrain, il sait les ajustements à apporter à une équipe. Après, le président est là pour prendre des décisions et elles ont été prises. Maintenant, on a le droit de ne pas être d’accord avec lui. Surtout, on est dix-neuvième, il faut donc que tout le monde se pose les bonnes questions.

À vos yeux, tous les moyens n’ont pas été donnés à Christophe Pélissier pour éviter la situation actuelle…

Quand un entraîneur veut un deuxième attaquant dès le premier jour du mercato et qu’il se retrouve à faire entrer Stanley Ségarel au mois de décembre, qui a évolué dans de nombreux clubs picards en National 2 ou en National 3, c’est qu’il y a un problème. Ce n’est pas un mauvais footballeur mais on ne peut pas en être réduit à faire entrer un joueur de 24 ans qui n’avait jamais joué en professionnel. Je ne doute pas que la cellule de recrutement en est consciente et qu’elle travaille pour nous offrir un bon mercato hivernal.

Sans ça, Amiens est condamné à descendre selon vous ? 

Si Amiens ne se renforce pas, le maintien sera très compromis. Ce n’est même pas un avis, c’est factuel, les faits sont là pour le prouver. On a onze défaites, on ne marque pas de but et on en prend deux ou trois par match. Ça me fend le cœur de le dire mais si je fais un constat objectif de la situation, j’en arrive à cette conclusion.

Tous propos recueillis par Romain PECHON

1 COMMENTAIRE

Laisser un commentaire