Guingamp – Amiens SC : les tops et les flops


Après la cinquième victoire de la saison de l’Amiens SC face à Guingamp (1-2), le 11 Amiénois vous livre les tops et les flops de la rédaction pour cette rencontre.

La suite après cette publicité

On a aimé :

3 points vitaux dans la course au maintien

Alors que cette rencontre était finalement maintenue au milieu d’une cascade de reports suite au week-end de manifestation des gilets jaunes, l’ASC jouait à quitte ou double samedi soir. Si une nouvelle défaite aurait permis de relancer Guingamp dans la course au maintien, le succès des hommes de Christophe Pélissier leur permet de laisser l’EAG à 8 longueurs et de réaliser une excellente opération en sortant de la zone rouge, avec les défaites de Dijon à Rennes et le nul de Caen à Strasbourg. Une victoire capitale qui éloigne un temps l’ASC de la zone rouge et qui permet de préparer plus sereinement la réception d’Angers dans un autre duel à 6 points samedi prochain.

La suite après cette publicité

Un réalisme salvateur

3 occasions, 2 buts. Le bilan est aussi cruel pour Guingamp que réjouissant pour l’Amiens SC. Après une première mi-temps passée à défendre, les Amiénois ont su rectifier le tir au retour des vestiaires en gagnant plus de duels et pouvant ainsi enfin se projeter vers l’avant. Mais avec seulement trois véritables occasions de buts, il aura fallu aux Amiénois faire montre d’un rare réalisme qui arrive à point nommé. L’Amiens SC effectue un nouveau braquage loin de ses terres après celui de Toulouse, en renouant avec un ADN qui semblait ne pas avoir été conservé au dernier mercato. Jouissif ou inquiétant ?

La suite après cette publicité

Le coaching gagnant de Christophe Pélissier

Copieusement dominé avant la pause et notamment sur les côtés avec de trop nombreux centres concédés, l’Amiens SC a su corriger le tir en seconde mi-temps avec un réaménagement tactique de son coach qui s’est avéré gagnant. Avec l’entrée de Jordan Lefort à la place d’Alexis Blin, les Amiénois abandonnaient un 4-3-3 trop déséquilibré pour un 4-4-2 qui leur permettait de mieux bloquer les flancs de leur défense. Moins dangereux et sans doute fatigués après une débauche d’énergie stérile lors de la première demi-heure, les hommes de Jocelyn Gourvennec devaient finalement s’incliner, ne réussissant pas à remettre le feu sur le but de Régis Gurtner. L’ASC le doit surtout à la clairvoyance de son entraîneur.

La suite après cette publicité

Un Juan Ferney Otero (enfin) décisif

Si on ne pouvait lui reprocher sa débauche d’énergie sur les pelouses de Ligue 1 depuis son arrivée, l’attaquant colombien peinait tout de même à y être décisif devant le but. Auteur d’une passe décisive sur l’ouverture du score d’Eddy Gnahoré et impliqué sur le second but de Stiven Mendoza, l’ex international U20 semble beaucoup plus à l’aise positionné sur le côté droit plutôt qu’à la pointe de l’attaque. Reste à savoir qui sera l’avant-centre de l’ASC face à Angers dans une semaine.

On n’a pas aimé :

Un premier acte aux abonnés absents

Dans un match pourtant couperet pour le maintien, les Amiénois n’y étaient pas lors de la première mi-temps. Battus dans les duels au milieu du terrain et incapables de répondre aux attaques placées sur les côtés de la lanterne rouge guingampaise, les Samariens sont rentrés miraculeusement aux vestiaires sans avoir encaissé le moindre but. En y concédant pas moins de 26 centres, l’ASC n’a dû son salut qu’à la maladresse de Marcus Thuram et à la performance de sa charnière centrale Gouano-Adenon. Particulièrement en souffrance face son vis-à-vis Ludovic Blas, Emil Krafth a sans doute rendu sa plus mauvaise copie de la saison. Les Amiénois ne parviennent toujours pas à rentrer pied au plancher dans leurs rencontres à l’extérieur et la chance (ou la réussite) ne sera pas toujours de leur coté.

Les VARiations de Mr Benoît Bastien

Repris par un but d’Etienne Didot après avoir ouvert le score, les Amiénois auraient pu longtemps regretter la décision de Benoit Bastien de l’accorder après l’intervention de la VAR. En effet, si le but du milieu guingampais sembla dans un premier temps ne souffrir d’aucune contestation, le ralenti a montré ensuite qu’il était entaché d’un hors jeu de position flagrant d’un joueur breton gênant la visibilité de Régis Gurtner et donc faisant action de jeu. La déviation de Prince Gouano sur le tir de Didot a, sans doute, interféré à tort sur la décision de l’arbitre central. Non préjudiciable au final pour l’ASC mais assez incompréhensible sur le moment.

 

Cédric QUIGNON (avec l’ensemble de la rédaction)

Laisser un commentaire