Même s’il parle de « match positif », Haitam Aleesami ressort extrêmement frustré du partage des points de l’Amiens SC face au Paris Saint-Germain (4-4), ce samedi. Après coup, l’international norvégien ne parvient toujours pas à s’expliquer les trois buts concédés sur coups de pied arrêtés. Entretien.

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Haitam Aleesami, quel est votre sentiment après ce match fou ? Du soulagement de prendre un point ou de la frustration ?

Je suis frustré, pour être honnête. Il reste une minute avant la pause pour rentrer aux vestiaires à 3-0 et les choses auraient été différentes mentalement. Là, ils sont rentrés avec de l’espoir, ils font deux changements, apportent de la qualité. On a fait quarante-quatre minutes parfaites défensivement, en contre et tout le reste. On prend trois buts sur corners, je n’avais jamais vu ça de ma vie !

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Vous avez un gros problème avec les corners, cette saison…

Avec les coups de pied arrêtés. On doit être plus courageux, attaquer le ballon. Au final, certains seront soulagés parce qu’on revient de 3-4 à 4-4 à la dernière minute, et c’est un point hyper important contre la meilleure équipe du championnat, et peut-être une des meilleures en Europe, mais personnellement, je suis frustré ! On prend un point et on va analyser le match pour voir ce que l’on a bien fait.

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Vous auriez dû le gagner…

Pour moi, oui, mais ça reste une équipe de qualité avec le ballon. C’est une top équipe, ils avaient des absents mais ceux qui ont joué sont des joueurs de classe mondiale. C’était un match fou, on vit et on s’entraîne dur pour ce genre de matches, donc il faut rester positif même si on est en difficulté. Il faut profiter du moment quand on joue ce genre de match. On a été bons, bien organisés, on a bien préparé le match grâce au staff qui nous a montré ce qu’ils faisaient. On ne leur a pas laissé grand-chose, ils n’ont pas eu des centaines d’occasions. Au final, c’est un match positif parce que tout le monde s’attendait à un résultat différent.

Votre réelle mission démarre avec les deux prochains matches…

On prend match par match et on va jouer treize finales. On doit rester unis parce qu’on a encore beaucoup de matches. Certains iront en sélection nationale donc il faudra traiter son corps correctement pour revenir encore plus fort. Strasbourg sera un match totalement différent. Travailler dur chaque semaine, c’est ce qui nous donnera des résultats. Si on regarde les derniers matches que l’on a joués, comme Lyon et Monaco, il y avait une bonne intensité, une bonne défense, de bons contres. On doit bâtir là-dessus. Etape par étape, notre identité revient.

Vous êtes donc optimiste…

Bien sûr ! Qu’est-ce que je ferais sur le terrain si je n’étais pas optimiste ? Si je n’y crois pas, autant ne pas venir aux entraînements.

Vous avez démarré, ça doit être un plaisir d’un point de vue personnel…

Janvier a été dur pour moi, parce que j’étais malade au début du mois. Je suis revenu mais avec une espèce de grippe, et beaucoup de joueurs l’ont eu. Les performances n’étaient pas bonnes à l’entraînement et en match. On revient petit à petit. On oublie le passé pour aller de l’avant.

Est-ce que l’équipe sera aussi motivé à Strasbourg que contre Paris ?

Je l’espère, sinon ça va être dur. On verra, mais je pense que ce sera le cas. C’est finale après finale, maintenant.

Propos recueillis par Romain PECHON avec Adrien ROCHER

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