Hicham Andasmas Amiens SC (f)

Malgré la large défaite de son équipe face au Havre (0-4), Hicham Andasmas préférait positiver et retenir l’état d’esprit affiché par ses joueuses face à un des grands favoris à la montée. Entretien. 

Hicham, la marche était trop haute ? 

Très sincèrement, je ne dirais pas ça. Je pense qu’on leur a posé quelques problèmes dans le jeu. Je sais ce que je voulais sur ce match, c’est-à-dire qu’on joue, qu’on trouve les interlignes, du jeu combiné, quitte à perdre, et c’est ce qui s’est passé sur ce match. On sort quand même avec des regrets parce qu’il y a des buts qu’on doit éviter. Il y aussi des situations qu’on doit concrétiser pour éviter un tel écart. Maintenant, individuellement, c’était très fort en face. Pour moi, c’est un match référence parce que c’est une défaite où on a su ne pas lâcher et défendre en bloc. Surtout, j’ai apprécié qu’on ait joué contrairement au match perdu contre Lille. Je pense malgré tout que Le Havre est meilleur que nous.

Après huit journées, quel bilan tirez-vous ? 

Je ne pensais pas qu’on serait autant en difficulté au niveau des points. Il y a des défaites qu’on aurait dû transformer en matches nuls. C’est ce qui fait la différence avec les équipes qui sont justes au-dessus de nous. Le bilan au tiers de la saison est donc très mitigé. On est encore en train d’essayer des choses, de changer de système. On se rapproche de la vérité dans ce que l’on souhaite mettre en place mais on est encore beaucoup trop friable derrière. La colonne vertébrale est trop friable, on manque d’un leader derrière pour regarder plus haut.

Il y a un problème au niveau de la mentalité…

On n’a pas la joueuse qui a le profil de leader. On le sait, le président et le recruteur sont au courant, on essaie de travailler là-dessus. Aujourd’hui, il nous faut un vrai leader dans le vestiaire et un leader technique sur le terrain. Soit c’est une fille qui va le devenir au fur et à mesure, soit il faudra recruter pour combler ce manque. Je ne pointe pas du doigt les filles qui sont là, quand on n’a pas l’habitude d’être leader, on ne le devient pas du jour au lendemain. Et le problème est qu’on n’a pas vraiment le temps aujourd’hui.

Toutefois, vous attendez beaucoup mieux de certaines filles…

Totalement. Individuellement, je n’ai aucun mal à leur dire ce que je pense d’elles. Ce qui est bien, c’est qu’elles ne se braquent pas, elles sont capables de reconnaître ce qui ne va pas. Maintenant, il faut passer un cap et c’est aussi à moi de faire les bons changements et les modifications. On a tellement galéré pour monter, il faut se donner les moyens pour rester en D2. On est un peu l’image des garçons qui ont galéré de longs mois lors de la première saison avant de s’en sortir après le mois de février. On est exactement dans le même mode. Après, je ne suis pas inquiet parce qu’on ne perd pas les matches 5 ou 6-0. On est capable de se procurer des occasions, de marquer des buts. Je pense qu’on a les moyens pour espérer mieux. Il faut qu’on continue à regarder devant nous et non pas se focaliser sur ce qui se passe derrière nous. J’ai encore bon espoir de nous voir faire mieux à l’avenir. Il nous faudra aussi de la chance et de la réussite, à nous de la provoquer.

Propos recueillis par Stéphanie BRUMTER

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1 COMMENTAIRE

  1. Incroyable analyse de ce coach qui met son groupe en difficulté sans se remettre en question. Perdre 4-0 et parler d’un match référence avec des buts à éviter et des actions à concrétiser : tout est dit!! C’est surtout lui qui n’est pas au niveau. Le club doit réagir vite le concernant car contrairement à M. Pelissier auquel il se réfère, M. Andasmas est trop égocentré pour faire avancer ce groupe qui de plus ne lui confère aucune légitimité.

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