Hicham Andasmas Amiens SC (f)

Déçu par la finalité du match contre Vendenheim (2-0), Hicham Andasmas livrait un constat amer à l’issue de cette nouvelle défaite. Dos au mur, les féminines de l’Amiens SC vont devoir faire bloc pour sortir de cette périlleuse situation. Entretien.

Hicham, quel sentiment vous laisse cette nouvelle défaite ?

C’est un match que l’on démarre plutôt bien, on fait une première mi-temps plutôt réussie. Il y a un gros tacle sur Dolignon dans la surface qui n’est pas sifflé. On n’a pas eu la chance d’avoir un penalty, mais on continue à avoir des situations, notamment deux intéressantes sur des face-à-face que l’on perd. En deuxième mi-temps, Vendenheim est revenu beaucoup plus haut, plus agressif, plus juste techniquement et on s’est retrouvé acculé devant notre but. On gère plutôt bien le temps faible, on a quelques situations pour faire mal à l’adversaire, notamment sur une frappe lointaine où il y a une main dans la surface et derrière, sur un choix de jeu qui nous peine un petit peu, on se laisse passer devant et on prend un but de la tête. On continue de pousser, on apporte un changement un peu plus offensif mais le but pris nous a un peu assommés et sur une grosse erreur en défense, on prend le deuxième avec une frappe poteau rentrant. Vendenheim a eu beaucoup de réussite mais on a réglé pas mal de soucis tactiques et sur le collectif. Ce sont des choix individuels qui font que l’on prend ces deux buts et que l’on perd ce match.

Ce scénario rappelle fortement celui des derniers matches…

Tous les week-ends se ressemblent quand tu es dans une spirale négative… On est vraiment dans la même situation que les pros. Il n’y a rien qui sourit, il y a des situations qui doivent être en ta faveur qui ne le sont pas. On essaye de forcer le destin, mais quand tu n’es pas forcément capable de marquer sur les situations que tu te procures, et que Vendenheim a une attaquante qui met deux buts sur trois situations… Le réalisme est là et c’est ça qui est terrible. Il faut marquer les buts au bon moment, parce qu’à la fin, on s’en fout de savoir qui a dominé et le plus de situations, on compte surtout le résultat. Est-ce qu’on a les capacités techniques et mentales pour pallier ça ? C’est une bonne question. On verra sur la suite de la saison si on a ces réponses. En tout cas, aujourd’hui, on ne les a pas eues.

Malgré tout, vous continuez à rester positif, à y croire…

Oui, parce que pour être très objectif, on a eu de vraies situations de but. Ce ne sont pas des choses que j’invente. C’est dommage parce qu’on a énormément travaillé sur ce match, les filles ont compris ce qu’on attendait d’elles collectivement. Maintenant, il faut faire encore plus de manière individuelle. Le problème, c’est qu’à chaque fois on en a une ou deux qui n’est pas dans son match, à part contre Arras où tout le monde était vraiment dedans. Ça peut arriver de passer à côté de son match, je ne critique pas forcément ça, mais c’est un constat que je fais. Je me rends compte qu’à chaque fois, il y en a une ou deux qui n’est pas forcément dans son match et ça nous plombe parce que des erreurs sont commises, nous coûtent des buts et ne sont pas bénéfiques pour la confiance. On a de plus en plus peur de faire les choses.

Ne craignez-vous pas qu’un sentiment d’impuissance gagne votre groupe ?

Il faut essayer de relever la tête des joueuses et je compte aussi sur mes leaders de groupe pour relever la tête. On a un noyau dur qui continue à se bagarrer, à avoir l’espoir de faire des résultats donc on va continuer à avancer avec ces joueuses-là. Celles qui manquent un peu de caractère, il faudra qu’on les pousse à faire encore plus, à croire en elles, à arrêter d’avoir peur de faire. C’est vraiment décevant parce qu’il y a des choses cohérentes mais ce n’est pas suffisant pour rapporter des points, ou au moins un.

Tous propos recueillis par Romain PECHON avec Adrien ROCHER

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