Hicham Andasmas Amiens SC (f)

Défaites sur la pelouse d’Yzeure, pour un huitième revers en onze matches, les féminines de l’Amiens SC sont dans le rouge à la mi-saison. Malgré cette première moitié de saison compliquée, Hicham Andasmas reste positif sur les capacités de sa formation à aller décrocher le maintien en fin de saison. Entretien.

Hicham Andasmas, quel est votre sentiment après ce revers ?

Très honnêtement, je sors un peu déçu pour mes joueuses parce que c’est dur pour elles. Au bout de trois minutes, ma gardienne fait une petite erreur qui fait énormément de mal parce qu’on avait insisté sur le fait de bien démarrer les matches, surtout après les buts d’entrée contre Nice et Thonon. C’est toujours fatigant de démarrer un match avec un but de retard. Je m’attendais à un match compliqué où l’on allait prendre des vagues et on allait finir par lâcher, mais on n’a pas lâché et, paradoxalement, on est même montés en puissance jusqu’à la 85è où on a concédé le deuxième. On a bien défendu, c’était cohérent dans l’animation défensive, on a forcé Yzeure à jouer long, ce qui n’est pas son jeu. Elles n’ont pas réussi à trouver le jeu combiné qui fait leur force. On était présent sur leur jeu long, dans les duels, sur les premiers et deuxièmes ballons. On a une occasion de revenir au score par Tiffany Vassant à la 60ème avec sa frappe déviée juste à côté par une défenseure. Derrière, on se fait punir, parce que c’est vraiment une punition de l’arbitre.

Que reprochez-vous à l’arbitre ?

Il y a un hors-jeu d’un mètre sur le deuxième but, et c’est scandaleux. Le délégué l’a vu, les supporters l’ont vu, le coach d’Yzeure m’a dit « ce n’est pas correct, il y a hors-jeu ». On se fait punir là-dessus. Si l’arbitrage n’y est pas pour grand-chose dans le résultat, ça nous a fait sortir de notre match. On ne peut rien dire, sinon on prend un carton, mais les arbitres ne sont jamais sanctionnés. Je suis très énervé par ça et très déçu pour mes joueuses parce qu’au lieu de renverser la tendance, on prend un but hors-jeu et on sort de notre match. On a essayé d’avoir la bonne attitude et il n’y a pas grand chose à reprocher. Il y a eu une erreur mais on a su réagir. On n’a pas su marquer mais il ne faut pas oublier qu’Yzeure est troisième, avait la meilleure attaque avant cette journée et a l’ambition de retourner en D1 au plus vite. Il y avait de bonnes joueuses en face mais on n’a pas été ridicules et on a fait une bonne impression. Maintenant il s’agira surtout de répéter ces performances-là contre tout le monde pour espérer prendre le maximum de points sur la phase retour. Globalement, on a quand même réussi à remplir notre objectif même si on n’a pris aucun point.

Êtes-vous plutôt rassuré par ce match ?

Je suis rassuré et énervé parce que le 2-0 est vraiment dur à encaisser et sévère. Maintenant, on a ce qu’on mérite dans la vie. Le sentiment qui prédomine est quand même l’énervement. La physionomie du match fait que c’est assez sévère de prendre 2-0. On a aussi les moyens de revenir à un moment du match. Donc, effectivement, l’état d’esprit des joueuses, la réponse des joueuses à mon message et la volonté de rebondir après Thonon sont des motifs de satisfaction. On a envie de réussir et j’ai le sentiment qu’elles y croient autant que nous à ce maintien. On a aussi instauré un nouveau système (ndlr : 4-3-3) qui nous permet d’avoir davantage de densité au milieu de terrain. Maintenant, il ne faut pas choisir ses matches car on a eu le sentiment d’avoir fait bonne figure contre Saint-Etienne, le Havre ou bien encore Yzeure. Il faut transposer ça contre les autres équipes. Aujourd’hui, cela fait qu’on est à la place qu’on mérite.

Malgré tout, cette première partie de saison est en-deçà de vos attentes et espérances du début de saison ? 

On a planifié des objectifs sans vraiment connaître la valeur de notre équipe par rapport à nos adversaires. On a essayé de se jauger lors de matches amicaux contre des concurrents directs, comme Arras, mais cela n’a rien à voir avec l’intensité et l’investissement exigés en championnat. On a peut-être pensé à tort qu’on ne serait pas en danger mais la réalité est différente. On se retrouve dans un championnat exigeant, où chaque match est très compliqué. Pour le moment, on ne s’est pas encore adapté au rythme exigé, on y arrive tout doucement. Sur la phase retour, il faudra réussir à reproduire ça chaque semaine pour s’en sortir.

Propos recueillis par Romain PECHON

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