Hicham Andasmas Amiens SC (f)

Antépénultième de D2 féminines, l’Amiens SC aborde un déplacement crucial dans l’optique du maintien, à Nice, ce dimanche. Frustré par le début de saison poussif de son équipe, Hicham Andasmas attend une prestation aboutie en terre azuréenne malgré l’absence de Marine Julian. Entretien. 

Hicham Andasmas, quinze jours après une défaite tout sauf déshonorante contre le Havre, un candidat à la montée, et à la veille d’un déplacement important à Nice, un concurrent direct, dans quel état d’esprit est votre groupe ?

Plutôt bon ! Après la défaite contre le Havre, on a regroupé les séances afin de les mettre en récupération trois jours de suite le week-end dernier. Ensuite, on a préparé Nice sans vraiment changer nos habitudes. On est dans la continuité de ce qu’on fait depuis le début de saison. Le club a aussi mis les moyens pour améliorer nos conditions de déplacement. On ira en bus jusqu’à Paris où on prendra l’avion pour Nice. Un kiné du club vient également avec nous. Même s’il y aura la fatigue du déplacement, il sera moins long que prévu. On a mis tout de notre côté pour faire une performance. Après, c’est sûr le terrain que ça se passe.

Parce que c’est déjà un match important dans l’optique du maintien…

On sait qu’on va affronter une équipe de deuxième partie de tableau, c’est sur ce genre de matches qu’il faut prendre des points. On ne se met pas de pression, les joueuses savent l’importance de ce type de match sans qu’on ait besoin de rajouter quoi que ce soit. On a bien travaillé, bien préparé ce match, on peut y aller de la confiance. Maintenant, il faut passer des paroles aux actes.

Parce que vous êtes quelque peu déçu par ce début de saison…

Même si on était déjà en D2 il y a sept ans, je pense qu’on a pris du retard à l’allumage parce qu’on découvrait un championnat qui a beaucoup changé. Le problème est qu’on a reproduit des erreurs assez similaires match après match. On a donc perdu des points qui étaient à notre portée et c’est cette naïveté qui explique notre situation à l’heure actuelle. On a relevé la tête quand on le pouvait en battant Saint-Denis et Arras, des matches importants. Aujourd’hui, on est conditionné à jouer le maintien, les filles en sont conscientes.

Diriez-vous que vous jouez déjà une partie de votre saison, dimanche, à Nice ? 

Pas spécialement. Déjà, on joue à l’extérieur, la pression n’est donc pas sur nos épaules. Si on était en position de les recevoir, mon discours aurait très certainement été différent, parce qu’on n’a plus le droit à l’erreur à la maison. Là, il s’agit d’essayer d’obtenir le meilleur résultat possible. Ils sont sur une bonne dynamique avec cette victoire en fin de match à Saint-Denis. C’est une équipe qui monte en puissance et on va les prendre au sérieux. Ce qui est sûr, c’est qu’on va rester ambitieux, on n’y va pas pour mettre le bus devant notre but. Nice rencontre des difficultés assez similaires aux nôtres et c’est également un promu. Il faut donc jouer le match et notre chance à fond. Ne pas ramener un résultat mettrait très certainement un coup au moral mais, quoi qu’il en soit, il restera une bonne partie du chemin à faire après ce match.

Tous propos recueillis par Romain PECHON

OGC NICE (8e) – AMIENS SC (10e)

9ème journée de Division 2 féminines

Dimanche 17 novembre, 13 heures

Stade de la Plaine du Var, Nice

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