Promue en Division 2, la section féminine de l’Amiens SC a disputé son premier match de préparation contre Lille (2-3), dimanche dernier. À l’issue de celui-ci, Hicham Andasmas, l’entraîneur des Amiénoises, nous a accordé une interview pour évoquer la préparation de cette nouvelle saison.

Même si ce n’est que le premier match amical, quels enseignements pouvez-vous en tirer ?

C’est globalement positif. Aujourd’hui, je vais surtout retenir l’état d’esprit, le fait de ne pas lâcher, d’être agressif, etc. L’année dernière, on avait tendance à trop se regarder jouer et on perdait un peu notre ADN alors que là on l’a retrouvé. Et ça c’est très formateur aussi car les erreurs que l’on fait on les paye cash derrière. 

Il y avait tout de même une différence dans l’avancée de la préparation entre vous et Lille ….

On a du retard sur elles, maintenant je ne voulais pas me contenter de faire un bon match. La performance est importante quand même, même si l’objectif principal n’est pas d’aller chercher le résultat, on doit rester compétitrices et c’est ce que je leur ai dit à la mi-temps. En deuxième, on a vraiment vu la volonté d’aller chercher un résultat. Amical, cela ne veut rien dire pour moi, c’est un temps de travail, c’est le match où on peut faire des erreurs mais par contre l’objectif reste le même : c’est d’aller chercher la performance. 

Pourquoi les trois recrues en provenance de Rouen n’étaient-elles pas présentes aujourd’hui ?

C’est normal, c’était prévu car elles étaient au championnat d’Europe de futsal, cet été. Elles ont donc le droit à une reprise en décalé, elles reprennent l’entrainement dès mardi. 

Avec les différentes arrivées pendant le mercato, les ambitions sont-elles toujours les mêmes que celles énoncées à la fin de la saison dernière ? 

L’ambition c’est de finir là où on doit finir, c’est-à-dire que si on doit finir à la deuxième place on ira à la deuxième, si on doit finir à la sixième on terminera à la sixième. L’ambition est celle-ci, je ne m’arrête pas au maintien, ça c’est une certitude. On est compétiteur et, comme je le répète, le club a l’ambition d’aller en Division 1 dans les trois ou quatre années à venir. Ce n’est donc pas dans trois ou quatre ans que la montée se prépare, ça commence dès maintenant. Je ne dis pas qu’aujourd’hui l’objectif c’est de monter mais d’aller chercher ce que l’on peut aller chercher. Rester ambitieux ça c’est très important pour moi parce que sans ambition on n’a pas de motivation et c’est ce que je leur répète. 

D’autres arrivées sont-elles attendues ? 

Le recrutement est clos mais je pense qu’il va peut-être nous manquer une attaquante. On a vu que des fois on manquait un peu d’armes offensives, même si les filles on fait le travail. À l’heure actuelle le groupe est déjà dessiné, on a nos vingt-quatre joueuses. 

Quel est votre sentiment sur le groupe dans lequel vous êtes tombés ?

Le groupe de la mort ? (sic.) C’est ce que je n’arrête pas de dire sur les réseaux sociaux. Le groupe est très costaud et je pense qu’on va prendre un plaisir de malade. La première réaction que j’ai eue c’était ça, c’est de se dire qu’on allait se régaler, parce qu’il y a beaucoup de clubs professionnels, il y aura des longs déplacements, on va voir un petit peu ce que l’on vaut. Je pense que pour nous, un tel groupe ce n’est que du positif. On sait qu’on arrive tout doucement et qu’on va prendre du plaisir.

Sur un plan logistique, ce n’est pas évident ces longs déplacements…

On avait prévu qu’il y aurait de longs déplacements, peut-être pas aussi longs mais on avait prévu les déplacements de deux jours. Maintenant, c’est ça qu’il va falloir regarder pour gérer la fatigue de nos joueuses. Les Lilloises ont la chance de s’entraîner à 17 heures, Le Havre s’entraîne en journée, il y a beaucoup de clubs qui s’entraînent en journée et beaucoup de filles qui ne font que cela, qui sont sous contrat fédéral. Nous, les filles s’entraînent après le travail, à 19 heures. C’est surtout cette fatigue-là qu’il va falloir gérer. Aujourd’hui (dimanche), on a très bien fini le match donc je pense qu’on travaille de manière cohérente. Normalement, les filles qui travaillent ont pris leurs samedis. Elles commencent un peu plus tard les lundis dans ces cas-là, on a pu gérer cela avec elles. Et même si elles n’ont pas forcément la possibilité, on a un groupe élargi, on a fait cela pour ça. Et pour l’instant la préparation se passe très bien mais il reste encore beaucoup de matches. 

Tous propos recueillis par Stéphanie BRUMTER

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