John Williams

Il était présent à la soirée de présentation de l’effectif professionnel. John Williams, responsable de la cellule de recrutement de l’Amiens SC, a détaillé sa méthode pour permettre au club de disposer d’un meilleur effectif chaque saison.

Un profil particulier, deux types de joueurs

Parmi les hommes à l’origine de la réussite de l’Amiens SC depuis trois saisons, John Williams occupe une place prépondérante. A l’exception de quelques ratés, le club picard s’est effectivement montré particulièrement habile en matière de transferts. Et ce, malgré des moyens limités. Au point de dire que John Williams a du flair ? « Je ne sais pas si on peut dire ça. Ce qui est sûr, c’est qu’on a une équipe assez hétérogène, qui travaille beaucoup et sur des secteurs différents, assure l’intéressé. On tente de travailler en répondant aux désirs de Christophe (Pelissier). Tout entraîneur aimerait avoir Cristiano Ronaldo et Lionel Messi mais on fait venir les joueurs en fonction des moyens d’Amiens. Notre travail paye et on touche du bois pour que cela continue encore un peu. »

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En réalité, les recruteurs amiénois appliquent une méthode de travail fine et rigoureuse. « Avant qu’un joueur signe, on le voit quasiment sur l’ensemble de la saison. On travaille en visuel, en allant voir un joueur au stade, environ cinq à dix fois en général. Ensuite, on regarde aussi en vidéo, ce qui nous permet de voir tous les matches de la saison. Et de voir comment le joueur se comporte en fonction des événements, détaille John Williams. On s’attache à déterminer le profil du joueur. Mais aussi l’ADN de la personne en question. On cherche vraiment la cohésion, aussi bien sur qu’en dehors du terrain. Ainsi, en trois ans, on n’a jamais eu le moindre problème extra-sportif au sein du vestiaire. »

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Outre la personnalité du joueur, John Williams précise aussi qu’Amiens travaille également sur des profils techniques bien particuliers : « Christophe (Pelissier) a un jeu assez offensif et direct. Il faut donc des joueurs qui correspondent à cela, capables de faire des passes rapides vers l’avant ». Un style de joueur de plus en plus courtisé dans un football où les phases de transition prennent une part de plus en plus prépondérante. Cela complique-t-il la tâche des recruteurs ? « A Amiens, on existe autrement que par l’argent. On propose un projet de vie et un projet sportif, continue l’homme de confiance de Bernard Joannin. Certains s’engagent sur le long terme, d’autres viennent pour se relancer à l’image de Danilo Avelar qui a fait un an ici avant de signer avec le champion du Brésil. »

Malgré une augmentation non marginale de son budget (ndlr : de 25 à 30 millions d’euros), l’Amiens SC ne compte pas infléchir une stratégie qui a porté ses fruits depuis sa mise en place.

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