Jordan Lefort

A la veille du quatrième affrontement entre Amiénois et Lyonnais, Jordan Lefort attend de son équipe qu’elle affiche un tout autre état d’esprit dimanche en championnat. 

Aviez-vous déjà la tête à votre match de championnat jeudi soir ?

Non, parce que chaque match est important ! Mais désormais on sait qu’il n’y aura plus que le championnat, puisque l’on n’est plus en lice sur les deux coupes. Il ne reste que la Ligue 1, c’est le plus important. Je dirais qu’on a la chance de rejouer dans quarante-huit heures, contre la même équipe. A nous de bien nous préparer.

Avec l’envie d’être revanchard ? Parce qu’on vous sent un peu en colère…

Bien sûr, et il y a de quoi être en colère. Quand on perd un match, on l’est toujours. Il y a des façons de perdre et un état d’esprit à mettre pour largement faire mieux.

Est-ce que l’équipe ne fait pas un complexe d’infériorité face aux gros ?

Je ne pense pas. Quand on m’annonce que je vais jouer contre Lyon ou Paris, je suis toujours content, parce que ce sont des grosses équipes. Mais ils sont meilleurs que nous, on le sait. Et, c’est à nous de mettre des choses en place pour les contrer.

Vous avez les armes pour le faire ?

Bien sûr ! On l’a déjà montré, notamment contre Lille, où on fait un gros match, même si on prend deux buts évitables. On a montré qu’on avait les armes pour rivaliser. Après, un match c’est 90 minutes, ce n’est pas 5, ou une mi-temps. C’est un axe de progression à avoir de faire un match complet sur 95 minutes.

Pour éviter les grosses erreurs…

Dans notre situation, on sait comment ça fonctionne. Quand on fait une erreur, en général, on le paye cash, car les grosses équipes ne nous laissent rien. Avec une perte de balle ou un mauvais placement, en général, c’est but.

Vous avez l’intention de durcir le jeu, dimanche ?

J’espère bien, oui. C’est en montrant les valeurs qui sont propres à ce club que l’on arrivera à s’en sortir. Cela commence dès dimanche contre Lyon, un gros du championnat. Il faut apprendre à ne pas respecter les grosses équipes.

C’était le sentiment dans le vestiaire, ce matin ?

C’est mon sentiment personnel, mais chacun aborde le match comme il l’entend. Je pense qu’il faut mettre le bleu de chauffe, parce qu’il y a un objectif qui est de sauver le club de la relégation. Notre championnat va se jouer avec cinq ou six équipes, et il faut finir premier de ce petit championnat.

On commence à ressentir une forme de pression ?

Non, parce que dès le début de saison, on sait que l’on va jouer le maintien et que l’on n’aura pas une année facile. On est embarqué avec six ou sept équipes, et c’est à nous de passer devant celles-ci et de gagner les confrontations directes.

Vous n’êtes pas impressionné ?

Ça reste une grosse équipe, et quand je joue contre eux, je suis content. Mais je ne trouve pas non plus qu’ils aient joué à 100% de leur niveau non plus.

Du côté d’Amiens, on table sur la rentrée de certains joueurs, mais à Lyon également…

Ça s’équilibre, mais on est une équipe et tout le monde fait partie du projet. Quand on joue, on se doit d’être performant.

Propos recueillis par Romain PECHON

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